POLITIQUE - L'ancien ministre répond aux accusations sur la location d'un appartement de la Régie immobilière de la Ville de Paris...
Jean-Pierre Chevènement a dénoncé samedi des "polémiques de caniveau" liées aux élections municipales après que l'adjoint PS en charge du logement à la mairie de Paris l'eut mis en cause pour la location d'un appartement de la Régie immobilière de la Ville de Paris.
Jean-Yves Mano avait jugé "regrettable", dans une interview au Parisien de samedi, que Chevènement "ne quitte pas" l'appartement qu'il occupe dans le Ve arrondissement. L'ex-ministre est locataire "d'un logement social déconventionné, à loyer libre", avait-il précisé, ajoutant que la RIVP n'avait "aucun moyen" de réclamer son départ.
"Je n'entends pas servir d'otage à travers des polémiques de caniveau aux négociations pour les élections municipales à Paris", écrit Chevènement dans un communiqué. Il fait ainsi référence aux litiges qui opposent la municipalité socialiste de Paris au MRC, parti dont Chevènement est président d'honneur, dans la capitale avant le scrutin de mars. Ce litige se cristallise notamment autour du XIe arrondissement, où le PS présente un candidat contre Georges Sarre, maire sortant d'arrondissement et dirigeant du MRC.
Dans son communiqué, Chevènement dit "consacrer 25% de mes revenus au paiement de mes loyers. Je suis dans une situation parfaitement légale". L'ancien ministre est également
l'objet de critiques dans son fief de Belfort où un candidat divers droite aux municipales a dénoncé l'occupation depuis 1988 par l'ancien maire d'un logement HLM de la vieille ville.
Cette nouvelle polémique survient après
celle qui a conduit à la démission Jean-Paul Bolufer, l'ex-directeur de cabinet de Christine Boutin, à la suite de la révélation par le Canard Enchaîné qu'il était logé depuis 1981 dans un appartement appartenant à la RIVP, à un prix nettement inférieur au marché.
AFP