La chef de cabinet de Fadela Amara loge dans un HLM

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Publié le 21 décembre 2007.

POLITIQUE - Elle se dite «prête» à payer un surloyer, comme l'exige la réglementation...

Un effet Jean-Paul Bolufer? La chef de cabinet de la secrétaire d'Etat à la politique de la Ville Fadela Amara, Marie-Christine Blanchard-Amelin, logée dans une HLM de 80m2 pour 420 euros par mois, est prête à payer un surloyer «si la réglementation l'exige».

Selon une information de RTL, qui l'a interrogée, celle-ci vit dans une HLM d'une zone urbaine sensible (ZUS) de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine). Elle avait obtenu cet appartement il y a 23 ans quand elle était fonctionnaire au bas de l'échelle, puis sa carrière a progressé.

«Ca fait 30 ans que je vis dans cette cité»

«Je serais prête à payer un surloyer si la réglementation l'exige. Cela fait 30 ans que je vis dans cette cité, j'y ai créé un tissu amical, je ne souhaite pas quitter cette cité, c'est ma vie. Je n'ai pas d'état d'âme par rapport à ça. Moi je pense qu'il faut que toutes les couches de la population soient mélangées, de façon à ce qu'on évite les ghettos et qu'on sorte de cette situation qui devient impossible, dans les banlieues par exemple», a-t-elle expliqué.

Mme Blanchard-Amelin a acheté pour sa retraite une maison dans le Puy-de-Dôme, selon RTL. Et elle n'envisage pas de démissionner, contrairement à Jean-Paul Bolufer.

Contacté par 20minutes.fr, le cabinet de Fadela Amara a indique qu'elle avait commencé sa carrière comme foinctionnaire de catégorie C en 1974 à la préfecture des Hauts-de-Seine. Elle est passée catégorie A (la plus élevée) en 1991 sans jamais changer d'immeuble. Son augmentation de revenus n'a pas entraîné de surloyer, explique son cabinet, car elle se trouve en ZUS qui n'impose pas de surloyer en cas de dépassement du plafond de ressources (pour assurer la mixité sociale).
A.Sulzer avec AFP
Selon «rue89.com», Fadela Amara elle-même est locataire depuis 2004 d'un HLM de deux pièces de 54m2, rue Nationale, dans le XIIIe arrondissement de Paris. Il s'agirait d'un logement à loyer libre dans un immeuble non conventionné qu'elle louerait pour 9,25 euros du m2.
Trois raisons sont avancées pour justifier cette location: la ministre n'est pas en CDI, elle «se sent très bien dans ce quartier» et sa présence contribue à «maintenir de la diversité et de la mixité dans le parc social». Elle paye un loyer au prix du marché, assure son cabinet. «Elle ne connaissait pas son barème. Donc quand elle est arrivée ici, elle a envoyé des documents demandant de lui faire payer un surloyer et on lui a répondu qu'en fait elle était déjà en loyer libre» a-t-on précisé.
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