Une erreur d'étalonnage est à l'origine des 145 cas de surirradiations de l'hôpital Rangueil, à Toulouse. Ce sont les conclusions de l'expertise rendue hier par l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (ISRN). « C'est une erreur unique, contrairement au cas d'Epinal où il y a eu des erreurs en cascade. Maintenant que nous connaissons la cause, nous allons établir, pour chaque patient, quelles sont les surdoses reçues par les structures cérébrales autour de la tumeur », indique Patrick Gourmelon, directeur de la radioprotection de l'homme à l'ISRN. S'il faudra attendre le rapport conjoint de l'Igas et de l'autorité de sûreté nucléaire pour déterminer les responsabilités, cette réponse technique émet toutefois des recommandations à l'encontre du constructeur Brainlab. Pour le CHU de Rangueil « cela prouve qu'il n'y a pas eu négligence », insiste l'avocate de l'hôpital, Aimée Cara.
Hasard du calendrier, des représentants de l'association SOS Irradiés 31 étaient reçus hier au ministère de la Santé. Les collaborateurs de Roselyne Bachelot n'ont pris aucun engagement sur le paiement d'une provision sur indemnisation de 10 000 euros comme elle l'avait fait pour les victimes d'Epinal, dissociant les deux cas. « Par contre, ils nous ont annoncé que la commission d'indemnisation serait peut-être mise en place en début d'année », note leur avocat Christophe Léguevaques. Ce dernier va déposer plainte : « car, si le rapport confirme que la seule cause du problème est l'étalonnage, il reste tout un tas de questions auxquelles l'enquête judiciaire devra répondre. »