LOGEMENT – D’Hervé Gaymard aux enfants Tibéri en passant par Alain Juppé, retour sur les polémiques qui leur ont parfois coûté leur poste…
Bien avant «
l’affaire Bolufer», d’autres politiques bénéficiant de conditions de logement préférentielles se sont fait rattrapés par le scandale. D’
Hervé Gaymard aux enfants Tibéri en passant par Alain Juppé, retour sur les polémiques qui leur ont parfois coûté leur poste. A chaque fois, la révélation est signée «Le Canard enchaîné».
Mars 1995: Jacques Chirac est maire de Paris. Le journal révèle qu’il loue à une SCI, indirectement contrôlée par la mairie de Paris, un logement de 189 m2 à un prix inférieur au marché.
Juin 1995: Le nouveau Premier ministre Alain Juppé loue à la Ville de Paris un appartement de 180 m2 dans le 6e arrondissement pour un montant inférieur au prix du marché. L'hebdomadaire satirique révèle aussi que Juppé, alors adjoint aux Finances à la mairie de Paris, a fait attribuer en 1993 à son fils Laurent un trois-pièces dont il a fait baisser le loyer mensuel de 1.000 francs (150 euros). En octobre, père et fils déménageaient.
Le même mois, la famille Tibéri est également épinglée par le journal: les deux enfants du maire de Paris occupent chacun un logement à faible loyer de la Ville de Paris, bien qu'étant l'un et l'autre propriétaires d'appartements parisiens. Ils déménagent peu après.
Février 2005: C’est au tour du ministre des Finances, Hervé Gaymard, de faire les frais des révélations de l’hebdomadaire sur son appartement de fonction: Gaymard, père de huit enfants,
a emménagé dans un duplex parisien de 600 m2, au loyer mensuel de 14.000 euros… aux frais de l'Etat. Il
démissionne 10 jours plus tard.
Sa. C. avec agence