JUSTICE - Le magazine avait fait état de rumeurs prêtant à la journaliste une relation avec Nicolas Sarkozy...
La société Mondadori, éditrice du magazine «Closer», a été condamnée jeudi à verser 12.000 euros de dommages et intérêts à la journaliste Laurence Ferrari, pour avoir fait état de
rumeurs lui prêtant une relation avec Nicolas Sarkozy.
«Closer» a en outre été condamné par le tribunal de grande instance de Nanterre à publier le jugement en couverture de son prochain numéro et à rembourser 3.000 euros de frais de procédure à Mme Ferrari.
Sous le titre «la folle rumeur...», le magazine people avait évoqué sur deux pages dans son numéro du 1er au 9 décembre 2007 les «on dit» de la presse étrangère sur une «love affair entre Laurence Ferrari et le premier des Français».
Après avoir énuméré la série de médias britanniques, italiens ou belges ayant évoqué le sujet, et sans se prononcer clairement sur le crédit à y accorder, l'auteur de l'article ajoutait: «c'est vrai qu'on se dit qu'une femme telle que Laurence Ferrari ne peut pas rester seule très longtemps».
La 1ère chambre civile du TGI de Nanterre a jugé que la reproduction d'articles venant de l'étranger «participe de l'atteinte au droit de Laurence Ferrari au respect de sa vie privée dès lors que leur reprise n'est pas susceptible de participer à un débat d'intérêt général sur lequel le public devrait être légitimement informé». La journaliste de Canal+ avait demandé 30.000 euros de dommages et intérêts.
Avec agence