Un peu plus tôt, le porte-parole du gouvernement Laurent Wauquiez avait estimé que si sa situation était «critiquable», il fallait qu'il y soit «remédié». «La question n'a pas été évoquée en Conseil (des ministres, ndlr)», a-t-il précisé. «C'est un sujet qui concerne le directeur de cabinet de Christine Boutin et les bailleurs, notamment la ville de Paris, c'est une situation individuelle qui sera réglée», a poursuivi le porte-parole. La polémique qui ne semble pas atteindre le ministère du Logement. «Le ministère s’en tient au communiqué de la veille», a expliqué à 20minutes.fr un proche de Christine Boutin.
La Mairie de Paris a de son côté confirmé que la Régie immobilière de la ville de Paris (RIVP), qui gère le logement de Jean-Paul Bolufer, a adressé un courrier à ce dernier «le 14 décembre dernier, l'enjoignant de donner sans délai son congé» de l'appartement de 190 m2 qu'il occupe dans le 5e. La mairie rappelle qu'elle n'a réussi «qu'en décembre 2006 à devenir majoritaire à la RIVP» et lui a donné pour «mission prioritaire de vérifier que ses appartements étaient gérés suivant des règles incontestables de déontologie professionnelle et sociale et d'en tirer toutes les conséquences», précise-t-elle.
Le Haut commissaire aux solidarités actives Martin Hirsch a pour sa part estimé ce mercredi sur RTL que Jean-Paul Bolufer devrait «proposer sa démission». «Si cela arrivait à quelqu'un qui travaille avec moi, je lui demanderais de me proposer sa démission, je verrai ensuite si je l'accepte ou pas», a-t-il ajouté. Et de préciser: «Je lui dirais de déménager, de me proposer sa démission, de rembourser ou d'en faire don» et enfin il faudrait «voir si ça s'applique à d'autres.» Jean-Marc Ayrault est choqué
Pour le chef de file des députés PS, Jean-Marc Ayrault, ce privilège est «profondément choquant». «Il y a des choses scandaleuses. Je ne sais pas si c'est vrai, mais en tous cas on va demander à Christine Boutin», a déclaré le député-maire de Nantes sur Canal+. Au sujet des sans-abri, Jean-Marc Ayrault a réclamé des «solutions durables» et «dignes». «Christine Boutin ne cesse de dire qu'il y a de la place pour tout le monde», a-t-il affirmé. «Il y a peut-être des places parce que l'Etat a demandé d'ouvrir des gymnases dans les communes» mais «ce n'est pas digne», a-t-il déploré.
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