LOGEMENT - Le Premier ministre a annoncé qu'un contrat sera signé le 15 janvier...
Comme promis, François Fillon a repris le dossier des sans-abri en main et annoncé mardi qu'un «contrat» serait signé entre le gouvernement et les associations d'aide aux sans-abri le 15 janvier.
Les associations suspendent leurs opérations
«On a décidé avec Christine Boutin et Martin Hirsch de nommer dès demain un parlementaire en mission dont l'objectif va être avant le 15 janvier de rédiger une sorte de contrat entre les associations et le gouvernement avec des objectifs précis de résultats sur les sujets d'hébergement d'urgence en particulier», a déclaré le Premier ministre à l'issue d'une réunion de plus d'une heure et demie avec plusieurs associations, dont Emmaüs et les Enfants de Don Quichotte.
«Le 15 janvier, je réunirai à nouveau les associations dans les mêmes conditions pour se mettre d'accord sur ce contrat», a-t-il ajouté. «L'objectif il est simple : il ne faut pas que des personnes soient contraintes de dormir dans la rue», a-t-il précisé. Augustin Legrand, porte-parole des enfants de Don Quichotte, a indiqué à «20 Minutes» que toutes les opérations coup de poing seraient suspendues d'ici au 15 janvier.
Fillon ferme sur les campements sauvages
Ce contrat, qui comprendra des mesures «budgétisées», se fondera sur les conclusions de la réunion de consensus de la Fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion sociale (Fnars) - qui regroupe 800 associations d'accueil et de réinsertion sociale - qui s'est tenue fin novembre.
Trois jours après l'éviction par la police d'un campement de tentes près de Notre-Dame, le Premier ministre est resté ferme : «J'ai dit clairement que je ne laisserai pas installer des villages de tentes». Il a toutefois admis que «la mise en oeuvre» de la loi sur le droit au logement opposable (Dalo) et du plan d'action pour l'hébergement des SDF (Parsa) de janvier 2007 «se heurtent à des résistances et à des obstacles».
Tourner la page de la «polémique des chiffres»
Les associations ont affiché, à la sortie, leur satisfaction sur la «méthode» proposée par le Premier ministre tout en soulignant qu'elles seront «vigilantes sur les résultats». «Le diagnostic existe; les mesures sont à notre portée mais il faut une volonté politique», a déclaré Christophe Robert, de la Fondation Abbé Pierre, sur le perron de l'Hôtel Matignon.
Alors que les associations soutiennent que 14.000 places d'hébergement manquent sur les 27.000 promises en janvier, ce qu'a contesté Christine Boutin, François Fillon a jugé que «tout le monde est d'accord pour tourner la page» de «la polémique sur les chiffres».
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