PORTRAIT – Rare mannequin à avoir réussi sa conversion dans la chanson, elle tiendrait l’affiche avec le président de la République...
«Quatre consonnes et trois voyelles (…) je le murmure à mon oreille et chaque lettre m’émerveille» chantait en 2002 Carla Bruni en hommage à son compagnon, le philosophe Raphaël Enthoven. Cinq ans plus tard, elle serait, nous disent les photos prises ce dimanche à Disneyland,
avec Nicolas, un autre prénom avec «quatre consonnes et trois voyelles». Une liaison surprenante pour celle qui, du haut de son 1,76 m et de ses 39 ans, est une égérie du courant bobo et affiche les idées qui vont avec. Issue de la très riche bourgeoisie italienne, elle n'avait pas caché son «indignation» pour le «tri qu’implique l’immigration choisie.» Elle aurait pourtant voté pour Nicolas Sarkozy à la dernière présidentielle, selon nos informations.
Shootée dans les années 90 par les plus grands photographes de mode, défilant pour Yves Saint Laurent, Versace, Valentino ou Dior, Carla Bruni opère, après dix ans de mannequinat, sa
reconversion en chansons. Dès 1999, elle compose pour Julien Clerc puis sort un premier album, «Quelqu’un m’a dit», qui remporte un succès inattendu (près d’1,2 million d'exemplaires vendus en France, 800.000 à l’étranger). En janvier 2007, elle enchaîne avec un deuxième album,
«No promises». «Elle lit de la poésie en nuisette. Eventuellement, elle en chante», écrit alors
«Le Monde». Car l’ambiance boudoir, Carla Bruni connaît. Pour son dernier disque, elle pose ainsi, sur un coussin de velours, pas loin d’un bouquet de roses fanées. Sa voix susurre, sous les conseils de Marianne Faithfull, sa répétitrice. Et sous sa longue frange, elle a l’air rêveur de ceux qui ont le regard clair.
«Les gens me croient tellement cruche que je peux les surprendre en deux mots»
Mais derrière l’image de chatte timide, Carla Bruni aurait une réputation de féline. On lui prête notamment des liaisons avec Mick Jagger, Eric Clapton, Donald Trump, des acteurs, un avocat à rollers, et d’autres hommes politiques français dont un ancien Premier ministre socialiste. Le premier film de sa
sœur Valeria Bruni-Tedeschi, «Il est plus facile pour un chameau», n'était pas très tendre avec le personnage de Bianca, la soeur de l'héroïne — jouée par Chiara Mastroianni — qui essayait d'attraper les mecs en sortant sa guitare et en poussant la chansonnette.
Carla Bruni avait prévenu:«les gens me croient tellement cruche que je peux les surprendre en deux mots», confiait-elle il y a quelques temps en parlant des titres de ses premières chansons.
Alice Antheaume