SANTE - Des doutes sur la dangerosité de particules de carbone planent après le crash du Rafale...
L'inquiétude grandit, les autorités réagissent. Alors que des doutes subsistent sur
l'effet des particules de carbone projetées en l'air lors du crash du Rafale en Corrèze la semaine dernière, le vice-procureur de Tulle, Gilbert Henry, a confirmé vendredi que les riverains et les personnes intervenues sur le site de l'accident vont subir «par précaution» un examen des poumons. Selon nos informations, une centaine de personnes serait concernées.
«Les interrogations de la population sont légitimes mais irrationnelles», explique à 20minutes.fr Benoît Delage, sous-préfet d'Ussel. Selon lui, les particules de carbone seraient sans effet clinique et elles seraient d'autant moins dangereuses qu'elles sont vite tombées au sol «grâce à la pluie». Mais l'enquête ouverte par le parquet permet de «donner un cadre juridique pour analyser les faits», se réjouit-il.
Des rumeurs mais pas de cas
Mais au village de Neuvic, où est tombé l'avion, les doutes subsistent après que le journal «La Montagne» a révélé que certains gendarmes s'étaient plaint de symptômes comme «la gorge qui gratte, les yeux qui piquent, des conjonctivites».
Contactés par 20minutes.fr, plusieurs habitants confirment que des rumeurs circulent à Neuvic, notamment sur la présence d'uranium appauvri. Mais aucun dit avoir ressenti de gênes particulières, pas même une vieille dame qui réside à moins d'un kilomètre du lieu précis de l'accident. Quant au propriétaire du terrain sur lequel est tombé l'avion de chasse, il dit ne pas avoir rencontré de personnes incommodées.
L'effet du gazole?
«C'est vrai qu'un certain nombre de personnes se sont plaints d'irritation sur la peau», glisse le sous-préfet qui évoque la présence «de gazole volatilisé dans l'air». «Tout le monde sait que c'est pas bon pour la santé mais cela ne pose aucun soucis grave», explique-t-il. «C'est surtout les vêtements qui en pâtissent, je sais de quoi je parle».
Reste que le soir de l'accident, le médecin de garde de l'hôpital d'Ussel a reçu plusieurs appels relatifs au Rafale (mais aucune visite). Des coups de fil que le sous-préfet met aujourd'hui sur le compte de «simples inquiétudes».
Alexandre Sulzer