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Des associations anti-fichage informatique squattent les locaux de la Cnil

Logo de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) à Paris
Logo de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) à Paris/Stéphane de Sakutin AFP

INTERNET - Elles demandent l'abolition de la vidéosurveillance et le démantelement des fichiers de police...

Occupation sauvage ce matin. Une petite centaine de membres de collectifs opposés au fichage informatique ont squatté ce vendredi matin les locaux de la Cnil (Commission nationale informatique et libertés), 8 rue Vivienne à Paris.

Les manifestants ont disposé sur la façade de l'édifice deux grandes banderoles proclamant: "1978-2007, la Cnil est dissoute" et "Informatique ou libertés, il faut choisir".

"Depuis sa création en 1978, la CNIL n’a cessé de faciliter et de légitimer l’exploitation numérique de nos vies, protestent-ils dans un communiqué. Loin de «protéger les libertés» comme elle le prétend, la CNIL favorise le développement du contrôle policier des populations via les nouvelles technologies dites «de l’information et de la communication» (TIC): prolifération des fichiers policiers, vidéosurveillance, biométrie, fichage ADN, puces RFID, passeport biométrique, traçabilité des internautes, etc."

Pendant qu'un groupe de manifestants bloquait la porte d'entrée, un autre exposait ses revendications (abolition de la vidéosurveillance et le démantelement des fichiers de police) au secrétaire général de la Cnil, Yann Padova, dans une salle de réunion.
Ce midi, le calme semblait revenu à la Cnil.
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