Il y a tout juste un an, Marcos Venâncio de Albuquerque Cearà remportait coup sur coup la Copa Libertadores, équivalent sud-américain de la Ligue des champions, puis le Mondial Fifa des clubs. Sa performance en finale face à Barcelone, et un certain Ronaldinho, avait attiré l'attention de nombreux clubs européens, dont Paris, qui a emporté la mise l'été dernier moyennant 2,5 millions d'euros.
A l'heure de débarquer en France, pour perpétuer la longue tradition auriverde du PSG, l'ex-défenseur de l'Internacional Porto Alegre n'imaginait pas devoir attendre Noël pour tenter de remporter son premier match de L1 au Parc. Une enceinte qui ne lui a souri que lors de ses débuts, avec un but à la clé face à Rennes (1-3) le 10 octobre. La suite a été beaucoup plus douloureuse. Deux dégagements ratés et deux buts contre Lyon (2-3), puis le cauchemar face à Caen avec sa glissade comique sur une relance anodine donnant le but de la victoire aux Normands. L'intéressé fait front. « Un professionnel doit savoir assumer ses actes, assène-t-il. Je compte bien démontrer mes qualités pour faire oublier cette erreur. »
Tantôt blessé, tantôt écarté, Bernard Mendy ne devrait pourtant pas remplacer Cearà sur le côté droit demain face à Toulouse. Ce qui en dit long sur la confiance de Le Guen vis-à-vis d'un joueur très pieux. « La foi, c'est très important pour moi. Dieu m'aide à tenir dans les moments difficiles », confie le Brésilien, qui a encore le temps de brûler un cierge avant la réception de Toulouse.