REACTIONS - Des voix continuent de s’élever pour critiquer ou justifier la visite du chef d’Etat libyen à Paris...
Après
une salve de réactions à droite comme à gauche ce week-end, la visite de Mouammar Kadhafi continue de faire parler ce lundi.
François de Panafieu a dit «bravo» à Rama Yade, et en a profité pour critiquer «le silence de Bertrand Delanoë»: «Si j'étais maire de Paris, je ne recevrais pas Kadhafi à l'Hôtel de Ville». Elle n'a pas précisé si elle comprenait que la réception du dirigeant libyen à l'Elysée.
Le chef de file des députés UMP,
Jean-François Copé, a ainsi indiqué qu'il n'était «pas certain» de pouvoir assister à la réception du chef d'Etat libyen mardi à la présidence de l'Assemblée nationale. La raison ? Une réunion de son groupe au même moment. Il a toutefois estimé que la politique de Nicolas Sarkozy vis-à-vis de la Libye était «la bonne». «Il faut savoir que la Libye et les services libyens coopèrent aujourd'hui très activement contre le terrorisme auprès des services occidentaux», a-t-il notamment souligné.
François Bayrou ne sera pas non plus de la partie mardi. Qualifiant Kadhafi de «dictateur sanguinaire», il a demandé à «tous les députés, qui ont une idée de ce que la France doit être dans le monde de ne pas se prêter à la mascarade d'Etat qu'on est en train de préparer». «J'espère qu'il y aura parmi les députés français suffisamment de femmes et d'hommes debout qui n'ont pas envie d'aller dans le sens de cet abaissement que la France est train de vivre», a insisté le président du MoDem.
La présidente du Medef,
Laurence Parisot, a au contraire estimé ce lundi que la visite du président libyen en France était une «opportunité» d'aider les Libyens «à progresser». «Est-ce que nous renonçons à nos propres principes (...), est-ce que nous renonçons à nos valeurs, à notre conception des Droits de l'homme, à notre attachement fondamental, essentiel à la démocratie? Non», a-t-elle affirmé, soulignant que «le marché, par définition, c'est l'échange, c'est la confrontation, pas seulement de biens et de produits, mais aussi d'hommes, de femmes et d'idées».
Avec AFP