L'enquête sur le colis piégé piétine

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Publié le 10 décembre 2007.

Des cadeaux empoisonnés. Le mot - « en remerciement d'une affaire immobilière complexe » - accompagnait une boîte de chocolats livrée en même temps que le colis piégé qui a fait un mort et un blessé grave dans un cabinet d'avocats à Paris jeudi. Ce courrier était hier une des pistes les plus sérieuses des enquêteurs qui avaient du mal à avancer dans ce dossier.

Samedi soir, un homme de 45 ans, placé en garde à vue jeudi, a été remis en liberté, sans charge retenue contre lui. Cet architecte avait fait l'objet d'une plainte pour harcèlement, en 2005, d'une des avocates du cabinet, Catherine Gouet-Jenselme. Le cabinet d'avocats gère principalement des affaires immobilières et des conflits liés aux assurances, ce qui expliquerait la teneur du mot livré.

Outre la boîte de chocolats, un autre paquet, adressé à Me Gouet-Jenselme, contenait du champagne. Le colis piégé était, lui, adressé spécifiquement à Me Olivier Brane, et son emballage - une caisse en bois - laissait penser qu'il contenait une bouteille de whisky. Dans l'explosion, une secrétaire, Jacqueline Ben Bouali, a été tuée, et l'avocat a été grièvement blessé à l'oeil et à la main. Opéré jeudi et hospitalisé à la Pitié-Salpêtrière, Me Brane, 58 ans, a été entendu vendredi soir par les enquêteurs. Il n'a pas pu dire pourquoi il était le destinataire du colis piégé. « Il ne se connaît pas d'ennemis, il ne voit pas d'où ça peut venir », a indiqué une source judiciaire à l'AFP.

(Avec AFP) - ©2007 20 minutes
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