Les six Français détenus à N'Djamena dans le cadre de l'affaire de l'Arche de Zoé, l'association qui a tenté d'emmener cent trois enfants du Tchad vers la France, ont entamé samedi une grève de la faim pour dénoncer une enquête qu'ils estiment « à charge » et clamer leur innocence. « Ils ont déclenché leur grève de la faim, mais continuent à boire de l'eau et à fumer », selon une source judiciaire.
Lors du 2e sommet UE-Afrique de Lisbonne, le président français, Nicolas Sarkozy, a « attiré l'attention » de son homologue tchadien, Idriss Déby Itno, sur ces détenus. Selon le porte-parole de l'Elysée : « Les deux hommes ont exprimé leur volonté commune de dénouer la situation. » Par ailleurs, on a appris hier que le juge tchadien chargé de l'enquête s'oriente vers le renvoi de l'affaire devant la Cour criminelle. Cela signifierait que la demande de requalification des infractions reprochées aux inculpés de crime en délit a été rejetée.