Le leader altermondialiste José Bové est à nouveau convoqué aujourd'hui au tribunal de grande instance de Millau (Aveyron) devant la juge d'application des peines qui va décider s'il doit purger sa condamnation à quatre mois de prison pour un arrachage de maïs transgénique ou si celle-ci peut être aménagée.
L'ancien porte-parole de la Confédération paysanne avait été condamné en novembre 2005 par la cour d'appel de Toulouse pour un arrachage de plants de maïs transgénique à Menville (Haute-Garonne) un an plus tôt. Une peine confirmée en février par la Cour de cassation. José Bové a toujours refusé tout aménagement de peine limitant sa liberté, tel le port d'un bracelet électronique. Lors de l'audience de novembre, il s'était toutefois déclaré disposé à accepter une éventuelle conversion de sa peine en journées-amende, évoquée avec la juge, une telle disposition n'allant pas, selon lui, à l'encontre de son engagement militant.