La 29e édition des Transmusicales de Rennes, qui s'est achevée samedi, fut la preuve éclatante de la globalisation de la musique. A l'image du concert d'Imam Baildi, jeudi, capable de fusionner musique traditionnelle grecque et Still Dre, du rappeur Dr. Dre. De même, le DJ Flying Lotus pioche aussi bien dans les sonorités hindoues que chez Daft Punk. Un mouvement qui ne s'arrête pas à l'électro. Les jeunes rockers de Tiny Masters of Today ont repris vendredi l'hymne rap des House of Pain, Jump Around, et French Cowboy s'était approprié la veille Back to Black d'Amy Winehouse. Les groupes les plus passionnants abattent ainsi les cloisons entre les genres, à la manière de The Heavy. Ces Britanniques peuvent terminer une ballade soul en chantant les Kinks sur de gros riffs de guitare. Autre temps fort du festival, la résidence de Tunng avec le rappeur Buck 65 et la harpiste Serafina Steer. Chacun est là pour mettre en valeur l'univers de l'autre, et la pop pastorale des Britanniques s'envole. La frontière entre rock et électro semble, par ailleurs, de plus en plus floue. Les formations intègrent des machines pour triturer le son ou tenir la rythmique. A ce petit jeu, The Whip et South Central furent les plus convaincants. L'électro, qui était à l'honneur samedi, a eu pour maître artificier Boys Noize. Son set brutal transporta la foule à coups de remixes de Justice ou de Feist.
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