En handball, la décentralisation a du bon. A Pau, au pays du basket et du rugby, le premier tour de l'équipe de France est déjà un succès populaire. Dimanche soir, le Palais des Sports et ses 6 500 places affichait complet pour le match d'ouverture face à l'Argentine. Un soutien de poids qui a touché les joueuses d'Olivier Krumbholz. « C'est la première fois de ma carrière que je me retiens de pleurer pendant la Marseillaise. Merci au public », confessait Véronique Pecqueux-Rolland, qui porte pourtant le maillot bleu depuis 1993.
Les organisateurs, qui ont joué à fond la carte de la province lors des deux premiers tours, veulent faire coup double. Ils sollicitent des villes dont les équipes sont déjà parmi l'élite du hand féminin (Metz, Dijon et Nîmes) et tentent de le développer dans des régions moins concernées par le haut niveau (Nantes, Toulon et Saint-Brieuc). Un pari payant puisqu'à Nantes, depuis dimanche et l'exotique affiche Paraguay-Corée, le Palais des Sports de Beaulieu (4 500 places) ne désemplira pas. « A Nantes comme à chaque grand événement du hand en France, il y a 65 % de gens qui sont de la famille du hand dans les tribunes », explique ainsi Pierre Orrière, président de la Ligue des Pays de la Loire.
La mobilisation des passionnés et des pratiquants devrait ensuite toucher la capitale et son antre de Bercy. La touche finale de l'opération séduction du handball féminin est déjà en route, puisque le public francilien a déjà retenu 95 % des billets mis en vente.