Chantal Cutajar
Conseillère municipale MoDem,
présidente de l'association Strasbourg Je T'M.
Pourquoi organisez-vous
ce soir deux débats
sur la nuit à Strasbourg...
Parce qu'il y a un déficit d'offres dans ce domaine. Il n'est pas soutenable par exemple de ne pas pouvoir y manger après 23 h. Mon objectif est de développer la vie nocturne en concertant ceux qui veulent dormir, ceux qui proposent des activités et ceux qui assurent la sécurité de tous.
Comment expliquez-vous ce déficit ?
Il n'y a jamais eu de choix politique sur la question, alors que cela joue sur le rayonnement de la ville. Il est important pour Strasbourg, capitale européenne, d'avoir une vie nocturne, sans pour autant devenir New York.
Que faire ?
Il faut se poser la question : « Où installe-t-on les lieux nocturnes ? » Nous allons formuler des idées de localisation où ils ne créeraient pas de nuisances. Nous pourrions notamment proposer des relogements aux habitants du secteur de La Laiterie pour en faire un lieu entièrement dédié à la vie nocturne.
C'est le cas du Zénith ?
Non, car quand on ira au Zénith, on ira au spectacle. Or la nuit ne se limite pas à ça. Son emplacement a fait débat, et je pense que nous allons vite nous rendre compte des problèmes que pose son accessibilité.
La nuit sera-t-elle un thème de campagne aux municipales ?
Oui, car il est important de faire entrer Strasbourg dans le XXIe siècle. En ce sens, la nuit a son rôle à jouer.