La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Besançon statuera le 12 décembre sur la décision de remise en liberté de Nicolas Panard, contestée par le parquet de Montbéliard. Ce dernier avait demandé l'incarcération du suspect, ancien artiste transformiste mis en examen jeudi dernier pour cinq meurtres commis dans l'Est de la France. Mais des tests ADN et graphologiques entrepris dans le cadre de l'enquête s'étant notamment révélés négatifs, la juge des libertés et de la détention, Marielle Counillon-Michel, a estimé qu'il n'y avait « pas d'indices graves et concordants » pouvant justifier une mise en détention provisoire.
Ayant regagné son domicile à l'issue de sa garde à vue, Nicolas Panard doit porter un bracelet électronique et rester à Mulhouse. Des obligations qui entrent dans le cadre de son contrôle judiciaire. Au cours de ses six auditions, dont chacune a duré trois heures, le suspect a invariablement clamé son innocence : « Je ne suis pour rien dans tout ce qu'on m'accuse », a-t-il notamment déclaré à la juge des libertés et de la détention. Un de ses avocats, Eric Muller, a souhaité jeudi que « la furia médiatique des derniers jours se calme ».