L’épidémie se stabilise dans l’Hexagone
Créé le 30.11.07 à 12h19 |
Mis à jour le 30.11.07 à 12h28
|
JOURNEE MONDIALE CONTRE LE SIDA - Le travail de prévention et de sensibilisation semble porter ses fruits...
Ni hausse, ni véritable baisse : les chiffres de l’épidémie de VIH/sida restent relativement stables en France. Selon les dernières données de l’Institut de veille sanitaire (InVS), 6 300 personnes ont découvert leur séropositivité en 2006, contre 6 700 en 2005, pour un total de 5 millions de tests de dépistages.
Le mode de contamination principal demeure les rapports hétérosexuels, qui représentent la moitié des découvertes de séropositivité. Et parmi elles, la moitié concerne des personnes originaires d’Afrique subsaharienne.
Chez ces dernières, l’InVS note une petite diminution du nombre de découvertes de séropositivité. Cette baisse observée depuis trois ans chez les femmes étrangères et, de façon plus récente, chez les hommes étrangers, est encourageante.
Autre point positif : la diminution des dépistages très tardifs, traduisant un meilleur recours au dépistage. «Cependant, on peut se demander si les mesures actuelles de lutte contre l’immigration ne vont pas décourager les migrants d’aller se faire dépister», tempère Bruno Spire, président de Aides.
Sans surprise, les homosexuels restent énormément touchés. Les rapports homme/homme représentent 29% de l’ensemble des diagnostics, contre 27% en 2005. Une progression « faible » peu significative qui permet à Bruno Spire d’affirmer que pour une population où on parle souvent de hausse ces derniers temps, « c’est moins mauvais que d’habitude ».
Au total, on estime que 130.000 personnes vivent avec le VIH en France.
Relâchement
«Les gays luttent-ils toujours contre le sida ?», s’interroge le magazine Têtu, en une de son numéro de décembre. Les chiffres concernant les homosexuels ont de quoi inquiéter. En 1997, 19,5% déclaraient ne pas s’être protégés au moins une fois avec un ou plusieurs partenaires occasionnels lors de l’année écoulée.
Un chiffre passé à 20 % en 2000, pour atteindre 33 % en 2006 selon l’enquête Presse Gay publiée en juin dernier.
Pour la responsable de cette étude, ces chiffres plaident pour « un renforcement généralisé des actions de communication préventives auprès des homosexuels. »
Réagissez à cet article