QUARTIERS - Le dispositif policier dans la cité est maintenu...
Plusieurs centaines de personnes ont défilé pour rendre hommage aux deux adolescents morts à Villiers-le-Bel et exiger que toute la vérité soit faite sur
les circonstances de leur décès.
Silencieux, le cortège composé en majorité de très jeunes gens était conduit par les familles des victimes, précédées d'une banderole où l'on pouvait lire: «justice et vérité pour Moshin et Lakami». Devant roulait un corbillard portant un drapeau français sur le capot et des portraits des deux adolescents sur le pare-brise.
Le cortège, prévu à midi, est parti plus tôt, à 11h45, alors que les représentants des médias étaient tenus à distance par un service d'ordre improvisé.
Après une
journée encore tendue, la
soirée de mercredi avait été calme, «presque revenue à la normale», a indiqué jeudi la préfecture, qui a dénombré «quelques dizaines de feux de voitures et de poubelles» mais aucun policier blessé ni bâtiment incendié.
Un calme dû en grande partie à la très grande mobilisation des policiers. La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a décidé jeudi, en marge du discours de
Nicolas Sarkozy devant les gendarmes et policiers, de «maintenir le dispositif actuel encore pendant un certain nombre de jours, jusqu'à ce que la situation soit totalement et définitivement stabilisée».
Ce matin, nous avons voulu redonner une chance au débat. Très vite, les commentaires haineux et indécents se sont multipliés, sans compter qu'ils ne respectaient ni la charte de «20 Minutes», ni la loi. Une nouvelle fois, nous avons donc décidé à regret, de fermer tous les articles relatifs aux événements de Villiers-le-Bel aux commentaires.
Olivier Laban-Mattei AFP ¦ Des policiers tentent de contenir la foule le 26 novembre 2007 à Villiers-le-Bel
D'après AFP