Contents des négos, les étudiants lèvent le pied

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Publié le 29 novembre 2007.

UNIVERSITE – Après quelques concessions et engagements sur la loi Pécresse, les facs commencent à se débloquer...

Après trois semaines de blocage, les 1.250.000 étudiants du pays devraient bientôt retourner en amphi. Sur les neuf AG qui se sont tenues hier, six ont voté le déblocage. D'autres votes doivent être organisés aujourd'hui. Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur, semble avoir réussi à faire passer sa loi sur l'autonomie des universités. En échange, les syndicats ont obtenu pas mal d'avancées.

· Des euros Selon Bruno Julliard, président de l'Unef, la ministre s'est engagée à ce que l'Etat dépense 3.400 euros de plus par an par étudiant. Avec 10.400 euros dépensés pour chaque inscrit dès 2008 - autant que pour les élèves de classes prépas et les lycéens -, la France dépasse enfin la moyenne des pays de l'OCDE. Par ailleurs, 100.000 boursiers, parmi les plus défavorisés, recevront dès le 1er janvier prochain 3 921 euros par an, soit 22 euros de plus par mois. Et certains étudiants «issus des classes moyennes» vont désormais pouvoir prétendre à une bourse.

· De meilleures conditions de travail Quelque 5.000 logements neufs vont être construits et 7 000 rénovés dès 2008. En outre, Pécresse va mettre en place son plan pour favoriser la réussite en licence dès le 1er janvier, soit neuf mois plus tôt que prévu. Du tutorat, des cours supplémentaires et des bureaux d'insertion professionnelle verront le jour pour éviter que 40% des étudiants n'échouent en première année.

· Des garanties Pour répondre à une des craintes majeures des étudiants, la ministre a affirmé qu'il n'y aura pas de sélection à l'entrée des universités. Enfin, elle a rappelé que la loi ne permet pas aux établissements d'augmenter les frais d'inscription, fixés à 165 euros en licence cette année.

Laure de Charette
opposants
La coordination nationale étudiante et les syndicats lycéens appellent à défiler encore aujourd’hui. Floréale Mangin, présidente de l’UNL (Union nationale lycéenne), «attend des réponses plus précises contre la mise en place rampante de la sélection à l’entrée de l’université». Les lycéens, qui représentaient les deux tiers des manifestants mardi, demandent à être reçus par la ministre. Hier, entre 104 et 150 lycées étaient toujours bloqués.
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