Les mesures annoncées par Pécresse n’ont pas entamé la mobilisation étudiante

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Publié le 28 novembre 2007.

UNIVERSITES - Une trentaine de sites universitaires et une cinquantaine de lycées étaient toujours perturbés mercredi soir...

Les mesures annoncées mardi par Valérie Pécresse pour désamorcer la crise contre sa loi sur l'autonomie des universités mardi n'ont pas eu l'effet escompté sur la mobilisation étudiante, qui doit connaître jeudi un nouveau point d'orgue avec des manifestations étudiantes et lycéennes partout en France.

Une dizaine d’AG mercredi

Une trentaine de sites universitaires et une cinquantaine de lycées étaient toujours perturbés ce mercredi soir. Toutefois, une petite dizaine d'assemblées générales seulement étaient prévues. Elles ont «commencé à débattre», selon l'Unef, des «avancées» obtenues par les étudiants de la part de la ministre de l'Enseignement supérieur.

Certaines d'entre elles, comme Reims ou Grenoble, ont voté la poursuite du blocage, tandis que d'autres, comme Angers ou Paris VIII, l'ont au contraire levé. Par ailleurs, l'Unef, qui seule a négocié avec le gouvernement, consultait encore sa base sur un appel formel à la suspension de la grève ou non.

«On ne considère pas que c'est une victoire et que ça va s'arrêter là, on a réussi à établir un rapport de force qui est plutôt de notre côté et qui va favoriser le retrait de la loi, on va continuer le mouvement», a affirmé à l'AFP Mandana, étudiante à Toulouse I, reprenant un discours présent dans de nombreuses AG mercredi. «Les débats en assemblées générales doivent se poursuivre», a rétorqué une porte-parole de l'Unef, en rappelant que «six sites ont levé les blocages».

Les personnels s'impliquent

Les divisions entre les différents fronts impliqués - étudiants, lycéens et personnels -, mises en lumière ce week-end, demeurent. Les syndicats lycéens attendent «des réponses plus précises» du gouvernement sur les points les concernant dans la loi; la coordination nationale étudiante appelle l'Unef à «rejoindre» son mot d'ordre d'abrogation tandis que les personnels s'impliquent de plus en plus dans la mobilisation. A Caen, ils ont demandé l'abrogation de la loi, sous forme d'un «appel» diffusé par mailings.

Etaient bloqués à des degrés divers mardi à 19h: Amiens, Arras, Béziers, Bordeaux I, Bordeaux II, Caen, Chambéry, Clermont-Ferrand, Lille I, Lille II, Lille III, Grenoble, Le Havre, La Rochelle, Limoges, Lyon II, Orléans, la Sorbonne, Paris X, Pau, Poitiers, Rennes I, Rennes II, Reims, Rouen, Tours.
Paris VIII, Besançon, l'université de lettres à Angers et la fac de droit à Nantes ont voté mercredi la levée du blocage. A Nantes, le père d'un lycéen blessé à l'oeil par un tir de flash ball mardi a réclamé ce mercredi «une enquête sérieuse» sur les raisons qui ont «conduit la police à tirer au visage d’un lycéen désarmé».
Etaient fermées administrativement: Montpellier III, Toulouse II-Le Mirail, Paris I-Tolbiac, Caen, Perpignan, Amiens (Sciences).
A Aix-Marseille I, Toulouse I et Montpellier II, les étudiants sont en grève.
C. F. avec AFP
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