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Des policiers pas du tout rassurés

Publié le 28 novembre 2007.
Des policiers arrêtent un homme, à Villiers-le-Bel, le 27 novembre 2007

Des policiers arrêtent un homme, à Villiers-le-Bel, le 27 novembre 2007 Olivier Laban-Mattei AFP

VIOLENCES URBAINES - Les syndicats demandent le maintien du dispositif policier à Villiers-le-Bel…

Une troisième nuit plus calme entre mardi et mercredi dans le Val d'Oise mais pas de quoi rassurer les policiers. Selon l'Unsa-Police, 138 véhicules ont été brûlés et 20 policiers ont été blessés légèrement dans le département. «Il est beaucoup trop tôt pour parler d'une stabilisation de la situation», se désole Pierre Willerme, porte-parole du syndicat. «Trois détonations ont été entendus dans la nuit à Villiers-le-Bel, ça peut repartir à tout moment», estime celui qui précise également que vingt véhicules ont été brûlés à Toulouse au cours de la nuit.

«Les émeutiers sont malins, ils ne vont pas mettre le feu toutes les nuits. Mardi soir, ils se sont juste reposés», renchérit David Barbas, porte-parole du syndicat d'officiers Snop. «Mais il n'y a pas de raison qu'ils s'arrêtent subitement, d'un seul coup», juge-t-il. Et de s'inquiéter des quelques cités de Seine-Saint-Denis, notamment celle des Bosquets, à Clichy-Montfermeil, qui «ont tenté d'en découdre». Quelques incidents mineurs, comme des feux de poubelles, ont effectivement ont lieu, confirme à 20minutes.fr la préfecture du 93.

Maintenir le dispositif policier tel quel

L'Unsa a demandé mercredi matin au ministère de l'Intérieur de maintenir dans les jours à venir le dispositif renforcé à Villiers-le-Bel où 1.000 hommes ont été déployés. Même son de cloche au syndicat Alliance. Son secrétaire général, Jean-Claude Delage, se «félicite» de cette mobilisation qui a «permis de réduire les violences». Mais la décision de maintenir le dispositif revient «aux seuls hommes politiques».

«Si la violence redescend effectivement dans les jours qui viennent, il faudra alléger le dispositif qui donne l'impression aux habitants de vivre dans une ville assiégée», déclare Christophe Gesset, conseiller technique de Synergie Officiers. «Mais l'abandonner du jour au lendemain serait une grave erreur». Un policier confie à 20 Minutes que les forces de l'ordre ont appris d'indics que des armes de guerre comme des lances roquettes circulent à Villiers-le-Bel et pourraient être utilisés contre les forces de l'ordre.

«Le jour où deux policiers seront tués, la philosophie du maintien de l'ordre changera et les CRS cèderont à la provocation», prévient Christophe Gesset. «Il faut que les habitants se mettent bien ça dans le crâne».
Alexandre Sulzer

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