Une quarantaine de facs bloquées, 30.000 manifestants et des propositions de Pécresse

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Publié le 27 novembre 2007.

EDUCATION - Où en est la mobilisation contre la loi sur l’autonomie des universités ? 20minutes.fr fait le point

Journée chargée sur le front des universités ce mardi. Alors que les manifestations contre la loi Pécresse, à l’appel de la coordination nationale étudiante, ont rassemblé au moins 30.000 personnes en France, la ministre de l’Enseignement supérieur a fait plusieurs propositions lors de sa rencontre avec principal syndicat étudiant, l’Unef, dans l’après-midi.

Les syndicats lycéens pas convaincus

Valérie Pécresse a notamment promis un cadrage national des diplômes, un «texte réglementaire» garantissant la non sélection à l'entrée de l'université» et la création dès le 1er janvier 2008 - et non à la rentrée - d’un 6e échelon de bourse.

A la suite de ces annonces, Bruno Julliard a déclaré qu’il appartiendrait aux AG (assemblées générales) de décider in fine s'il faut poursuivre ou non la mobilisation. Les syndicats lycéens UNL et Fidl ont d’ores et déjà estimé qu'ils restaient «mobilisés», notamment jeudi, nouvelle journée de manifestations. La Fidl «déplore que Valérie Pécresse n'ait pas répondu à toutes les incertitudes que fait peser sa loi». En particulier la ministre «montre qu'il y a bien un problème en matière de sélection dans sa loi puisqu'elle propose un texte réglementaire pour lever les ambiguïtés. Or ce qu'un règlement a fait, un règlement peut le défaire».

A Metz, par contre, les déclarations de Valérie Pécresse semblent avoir produit leur effet puisque selon notre blogueur étudiant, l’AG et la manifestation n’ont pas rassemblé plus de 150 personnes. «Le mouvement, dont l’Unef s’est désolidarisé, s’essoufle», observe-t-il. A Nancy, par contre, le blocage a été revoté lors d’une AG rassemblant 2.000 personnes.

Trois jeunes et neuf policiers blessés à Nantes

A total, une quarantaine de sites universitaires étaient toujours perturbés mardi à 19h, («36» selon le ministère, dont sept fermés) : Amiens, Angers, Arras, Besançon, Béziers, Bordeaux I, Bordeaux II, Bordeaux III, Caen, Chambéry, Clermont-Ferrand, Lille I, Lille II, Grenoble, Le Havre, Lille III, La Rochelle, Limoges, Lyon II, Nantes, Orléans, Paris IV-Clignancourt, la Sorbonne, Paris VII, Paris XIII, Pau, Perpignan, Poitiers, Rennes I, Rennes II, Reims, Rouen, Toulouse III, Tours ainsi que l'IUT de Limoges.

Ce mardi, Montpellier II a voté la levée du blocage mais s'est prononcé pour la grève et Paris XIII a voté une levée du blocage mais à partir de mercredi. Etaient fermées administrativement: Montpellier III, Toulouse II-Le Mirail, Paris I-Tolbiac. A Aix-Marseille I, réouvert lundi, il n'y a pas eu de reprise des cours.

A Nantes, trois jeunes et neuf policiers ont été légèrement blessés mardi lors de l'évacuation par les forces de l'ordre d'étudiants et lycéens qui avaient pénétré dans l'enceinte du rectorat, selon la préfecture de Loire-Atlantique.

Plus de 100 lycées bloqués

Du côté des lycées, quelques 150 lycées ont été bloqués (sur 2.500 lycées publics en France), selon l'UNL, 104 selon le ministère de l'Education.
C. F. avec AFP
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