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Un calme relatif règne à Villiers-le-Bel

A Villiers-le-Bel, le 27 novembre 2007 dans la soirée.
A Villiers-le-Bel, le 27 novembre 2007 dans la soirée./S. Ortola / 20 MINUTES

VIOLENCES URBAINES - Après la mort de deux adolescents dans une collision avec la police...

Après la mort de deux adolescents lors d'une collision avec une voiture de police dimanche soir, suivez le fil des événements à Villiers-le-Bel (Val-d'Oise) ce mardi, avec nos journalistes et le Bondy blog sur place.

22h55 : la préfecture du Val-d'Oise
dément l'information selon laquelle un magasin aurait été incendié à Villiers-le-Bel. «Pour l'instant, il n'y a que quelques départs de feu sur des véhicules, des poubelles ou des locaux d'entretien, a-t-on précisé à «20 Minutes», soulignant qu'il n'y avait pas d'incidents majeurs ni d'affrontements entre jeunes et forces de l'ordre. «Mais la nuit ne fait que commencer», ajoute la préfecture alors que le match de foot Lyon-Barcelone vient à peine de se terminer.

22h35:
Nicolas Sarkozy est «le seul homme politique au cours des dernières années à avoir fait face au problème» des quartiers en difficulté, affirme le porte-parole du gouvernement, Laurent Wauquiez.

22h32:
François Fillon confirme que «la situation» dans les zones du Val d'Oise touchées depuis dimanche soir par des affrontements nocturnes est «calme» mais demeure «fragile».

22h19:
Un «individu» qui aurait participé à l'agression du commissaire de Villiers-le-Bel a «pu être identifié» a déclaré le préfet du Val-d'Oise à François Fillon, en déplacement au poste de sécurité de la ville.

22h17 :
un calme relatif règne à Villiers-le-Bel, selon notre journaliste sur place. De nombreux CRS sont déployés, mais restent discrets. Une information confirmée par la préfecture du Val-d'Oise, qui note une «nette décroissance» des dégâts matériels, avec seulement quelques véhicules en feu.

21h52:
Au moins un magasin est en feu à Villiers-le-Bel, où sont déployées d'importantes forces de police. Au moins neuf personnes ont été interpellées en début de soirée.

21h12:
Après Michèle Alliot-Marie, c'est au tour du Premier ministre, François Fillon, d'arriver au PC sécurité installé dans la caserne des pompiers de Villiers-le-Bel.

21h07:
L'ex-ministre délégué à la Promotion de l'égalité des chances Azouz Begag accuse Nicolas Sarkozy d'avoir semé «la haine» dans les banlieues pendant la campagne présidentielle, dans un entretien publié mercredi dans le quotidien «Sud Ouest».

20h49: Michèle Alliot-Marie
annonce qu'elle va retourner à Villiers-le-Bel dans la soirée, pour «soutenir» les policiers déployés sur place.

20h30:
«Aucun émeutier» n'a été soigné dans le poste médical avancé (PMA) installé lundi soir à Villiers-le-Bel, indique Patrick Pelloux, président de l'association des médecins urgentistes de France (Amuf).

20h22:
Le PS «exige le rétablissement de la police de proximité», déclare le numéro deux du parti François Rebsamen rendant compte de la réunion hebdomadaire du Bureau national.

20h07:
Le Syndicat Indépendant des Commissaires de Police (SICP, second syndicat des commissaires) dénonce «un véritable climat d'insurrection» à Villiers-le-Bel.

20h02:
Le tribunal correctionnel de Pontoise ordonne le placement sous mandat de dépôt de huit jeunes hommes accusés d'avoir participé dans la nuit de dimanche à lundi aux violences qui ont éclaté à Villiers-le-Bel (Val-d'Oise). Quatre d'entre eux ont été condamnés à des peines de trois à dix mois de prison ferme.

19h11:
Une marche silencieuse réunissant quelque 200 personnes à Villiers-le-Bel, dont des parents des deux adolescents tués dimanche, se déroule dans le calme, raconte un journaliste de 20minutes.

18h38:
François Bayrou, président de l'UDF-Mouvement démocrate (MoDem), regrette que la majorité en place depuis 2002 ait «multiplié les promesses» concernant les banlieues, notamment après les violences de l'automne 2005, alors que «rien n'a changé».

18h21:
Ségolène Royal (PS) appelle à une «mobilisation nationale, toutes tendances politiques confondues», en faveur des banlieues, tout en dénonçant «une escalade intolérable de la violence» avec les tirs contre des policiers dans le Val-d'Oise.

17h50:
Une marche silencieuse commence à Villiers-le-Bel (Val-d'Oise), en mémoire de Larami et Moushin.

17h41: L'usage sur la voie publique des mini-motos de cross, qui sont des engins de compétition non homologués pour la route, relève de la «délinquance totale» affirme Jean-Pierre Mougin, le président de la Fédération française de motocyclisme (FFM).

17h21:
«Depuis les émeutes de 2005, il ne s'est rien passé» pour résoudre la crise des banlieues, estime Noël Mamère, député (GDR-Verts) de Gironde.

17h20:
Retrouvez l'interview de Pierre Cardo, maire de Chanteloup les Vignes et vice-président de l'association des maires de banlieue.

16h59:
«L'examen technique des véhicules et les constatations médico-légales corroborent les premiers éléments de l'enquête» sur la mort des deux jeunes dimanche à Villiers-le-Bel (Val-d'Oise), selon un communiqué de la procureure de la République de Pontoise.

16h: L'ex-ministre socialiste de l'Intérieur Daniel Vaillant (2000-2002) considère que les violences en banlieue n'arrivent «que quand la droite est au pouvoir».

15h52:
François Fillon réaffirme à l'Assemblée son rejet des violences «inacceptables, intolérables, incompréhensibles» survenues depuis deux nuits à Villiers-le-Bel (Val-d'Oise).

15h49:
Six maires socialistes de la banlieue parisienne lancent à Villiers-le-Bel un «appel au calme», invitant l'ensemble des adultes et des parents à demander aux enfants de rester chez eux.

15h44:
Pour Jacques Myard, député UMP des Yvelines, «la crise des banlieues» ne trouvera pas de solutions «à coup de centaines de millions d'euros et d'assistance sociale». «Ouvrons les yeux: le problème n'est pas économique. Il s'agit en réalité d'un communautarisme ethno-culturel anti-France d'une société étrangère qui s'est constituée sur notre sol, qui se nourrit d'un racisme ordinaire anti-français alors même que ces émeutiers ont la nationalité française», a-t-il déclaré dans un communiqué.

15h21: Marielle de Sarnez
, vice-présidente du Mouvement démocrate (MoDem), souhaite, sur RMC, «que le calme revienne» à Villiers-le-Bel, considérant qu’il s’agit «de la première des urgences». «Rien n'a changé, pas seulement depuis (les violences urbaines de) novembre 2005», mais «depuis 5 ans, 10 ans, 15 ans». «Il y a une faillite de l'Etat absolue», a-t-elle affirmé, estimant que l'argent investi «a été géré inefficacement».

15h13:
Le collectif Banlieues respect et le club d'élus «Allez France» appellent à un rassemblement samedi à Paris, pour «la paix et le respect» dans les quartiers après les violences de Villiers-le-Bel (Val-d'Oise), selon son porte-parole Hassan Ben M'Barek. Ce rassemblement est prévu à 14h entre place Beauvau (VIIIe) et l'Elysée.

15h11: «Le deuil ne se lave pas dans la violence», estime le porte-parole de l'UMP, Yves Jégo.

14h47:
L'ex-Premier ministre Dominique de Villepin relance son idée d'«une police de tranquillité publique».

14h39:
La porte-parole du PS à l'Assemblée nationale, Aurélie Filipetti, affirme que les violences dans le Val d'Oise montrent les limites de la politique sécuritaire de Nicolas Sarkozy et estime que ces quartiers ont été «abandonnés depuis 2002».

14h36:
Francis Parny, candidat communiste à l'élection législative partielle prévue les 9 et 16 décembre à Sarcelles, Villiers-le-Bel et Garges, a demandé mardi au préfet du Val-d'Oise le report du scrutin en raison des affrontements violents dans ces communes.

14h35:
«Quand j'ai appris pour mon frère, j'ai cru que je devenais fou, je criais partout», confie le grand-frère de Larami à «20 Minutes». Selon lui, «les violences ne vont pas s'arrêter ce soir, même si on est moins nombreux. Ce n'est pas de la violence, c'est de la rage. Ça s'arrêtera quand justice sera faite.» >> Pour lire son témoignage complet, cliquez ici

14h31:
Le premier secrétaire du PS François Hollande lance un appel à la «responsabilité» des «jeunes des quartiers populaires du Val d'Oise», après une deuxième nuit d'affrontements à Villiers-le-Bel, mais aussi à Sarcelles et Garges-lès-Gonesse, deux autres villes du département. «J'appelle solennellement tous les jeunes des quartiers populaires du Val-d'Oise à faire preuve de responsabilité, en ne commettant aucun acte de violence ni de dégradation», déclare-t-il.

14h : Jean-Pierre Mignard,
avocat des familles de Larami et Moushin, explique à «20 Minutes» pourquoi «la première chose à faire, vu l’état de confusion, le désordre qui règne, et les versions contradictoires entendues, est de nommer un juge d’instruction qui pourra ouvrir une information judiciaire.» «Avec l’enquête préliminaire menée sous le contrôle du procureur de la République, nous n’avons accès à rien», déplore celui qui défend également les familles de Zied et Bouna, morts dans un transformateur électrique à Clichy-sous-Bois en octobre 2005. «Les questions qui se posent sont la trajectoire du véhicule, sa vitesse, ce que les policiers ont fait après l’accident, le temps d’arrivée des secours», précise-t-il.
>> Retrouvez l’interview intégrale demain dans «20 Minutes»

13h30 : Habib Sriaa
, le patron de Larami, l'un des deux jeunes décédés à Villiers-le-Bel, témoigne pour le Bondy blog. Selon ce boulanger, «Larami était un gamin courageux et exemplaire. Le métier de boulanger est difficile, il faut se lever tôt. Il travaillait de 6h à 13h et était toujours à l'heure», raconte-t-il, extrêmement touché par la mort de son apprenti. Larami préparait depuis début septembre un CAP boulanger à la boulangerie-pâtisserie des Burteaux.

13h10 :
notre journaliste, proche du lieu de l'accident, note que certains habitants du quartier refusent de parler aux nombreux journalistes présents. L'un d'entre eux : «j'ai parlé hier à TF1, mes propos ont été déformés».

13h05 :
des agents de service du centre culturel Allende de Villiers-le-Bel indiquent à Axel du «Bondy blog» que «tous les jeunes se connaissent dans le quartier» et que les deux adolescents morts «étaient très sympathiques».

12h50:
selon notre journaliste sur place, en reportage à l’Institut des métiers de l’artisanat de Villiers-le-Bel, juste à côté du nouveau commissariat, actuellement en construction, l’heure est au nettoyage. Sur leur parking, sept voitures ont brûlé et trois autres ont été endommagées. Abdallah Lachhab, responsable du pôle automobile, précise cacher les pièces de carrosserie, comme les portières, dont les jeunes se servent comme bouclier lors des affrontements avec les forces de l’ordre.

12h24 : Olivier Besancenot
, porte-parole de la LCR, réclame une «commission d'enquête indépendante» pour clarifier les circonstances de l'accident.

12h19: François Fillon
annonce un «dispositif renforcé» de sécurité pour la soirée.

12h11: Nicolas Sarkozy
réunira mercredi matin le Premier ministre François Fillon, Michèle Alliot-Marie (Intérieur), Rachida Dati (Justice) et Fadela Amara (Ville), après les violences dans le Val-d'Oise. Cette réunion sur la sécurité aura lieu à 9h45, selon David Martinon.

11h51:
«Pendant que la justice travaille, rien ne justifie les violences qui ont eu cours hier soir. Elles sont inacceptables, elles sont intolérables (...) ceux qui tirent sur les policiers sont des criminels. Ils seront poursuivis comme tels», déclare le Premier ministre à la sortie de la mairie Villiers-le-Bel.

11h50:
82 policiers ont été blessés dont quatre grièvement, au plomb de chasse, à Villiers-le-Bel (Val-d'Oise) dans les affrontements de lundi à mardi, selon l’AFP qui cite une source policière.

11h30: Fadela Amara, secrétaire d'Etat chargée de la politique de la Ville, annonce que Nicolas Sarkozy recevra mercredi, à 9h à l'Elysée, les familles des deux adolescents décédés dimanche à Villiers-le-Bel.

11h15:
Le Premier ministre François Fillon arrive à la mairie de Villiers-le-Bel (Val-d'Oise), après une deuxième nuit d'affrontements faisant plusieurs dizaines de blessés parmi les forces de l'ordre, selon l'AFP.

La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie, qui a reçu des «recommandations» de Nicolas Sarkozy, selon l'Elysée, l’accompagne. Elle doit également se rendre à l'hôpital de Gonesse, dans ce département, au chevet des policiers blessés durant les affrontements, selon le ministère. Plus tôt, elle avait lancé un appel sur RTL: «Il faut que la population de ces communes nous aide à isoler ceux qui sont des délinquants».

Bilan de la deuxième nuit de violences
Soixante-dix sept policiers ont été blessés, selon le syndicat Synergie. Sans établir de bilan précis la préfecture annonce plusieurs blessés, dont cinq dans un état grave. Ces affrontements ont duré de 19h30 à 1h du matin dans six villes du département du Val d'Oise: Villiers-Le-Bel, Sarcelles, Garges-lès-Gonesse, Cergy, Ermont et Goussainville.

Au total, 63 véhicules et cinq bâtiments ont été incendiés dans ces villes, dont la bibliothèque Bellevue, deux écoles, la trésorerie et un supermarché à Villiers-le-Bel.

«Un policier a été blessé à l'épaule par une balle d'assez gros calibre» mais «aucun organe vital n'a été touché», a déclaré un responsable de la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP). Selon la police, six personnes ont été interpellées.


Vous avez assisté aux violences? Envoyez vos photos à multimedia@20minutes.fr...



Un cameraman de télévision a reçu des coups au visage et s'est fait dérober sa caméra. Dans l'après-midi, une équipe de France 3 Ile-de-France s'était déjà fait voler sa caméra et l'un des journalistes avait été frappé. Les jeunes s'abritaient derrière des couvercles de poubelles leur servant de boucliers, obligeant les CRS - 160 selon la préfecture - en position face à eux, à reculer.

Tâche d’huile

Dans l'Essonne, un autobus de la RATP, qui ne transportait aucun passager, et un camion ont été incendiés respectivement à Longjumeau et Grigny. Des incidents sans gravité, selon la préfecture, se sont également produits aux Mureaux (Yvelines). En Seine-Saint-Denis, foyer des violences urbaines de novembre 2005, la situation était «calme».
La rédaction de «20 Minutes», avec le Bondy Blog et l'AFP
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