Hier, le président de l'université du Mirail, Daniel Filâtre, a annoncé la fermeture administrative du campus jusqu'à jeudi matin. Cette décision intervient après des incidents survenus hier lors du référendum concernant le blocage de la faculté. La semaine dernière, des étudiants grévistes avaient déjà annoncé leur opposition à la tenue de ce scrutin effectué « sans discussions préliminaires ». Après une assemblée générale assez houleuse, des étudiants bloqueurs ont donc empêché le déroulement du vote, qui fut finalement suspendu par le président de l'université dès les premières échauffourées.
« Un groupe de manifestants de type commando a violemment cherché à interrompre la consultation. Les étudiants et les personnels ont subi insultes, menaces et coups », a précisé Daniel Filâtre. « On vient voter démocratiquement et eux viennent nous en empêcher violemment », estime Gaël, membre du comité Liberta Fac. Par ailleurs, certains étudiants mobilisés contre la loi Pécresse ont déploré cette action votée lors de l'assemblée générale qui, selon eux, « décrédibilise le mouvement ». Malgré la fermeture du campus, le président de l'université souhaite « poursuivre les négociations avec les syndicats étudiants et ceux du personnel », mais demande aux occupants de « quitter les locaux ». Les étudiants grévistes appellent à une manifestation avec les lycéens cet après-midi.
Sur www.20minutes.fr
Le point sur le mouvement