« Le PSG n'a rien d'un relégable, il mérite mieux que son classement. » Pas sûr que le compliment de l'entraîneur niçois Frédéric Antonetti soit venu apporter du baume aux coeurs parisiens. Battu 2-1 dimanche sur la Côté d'Azur, le club de la capitale, dix-huitième de L1, se prépare de nouveau à une très longue saison.
La crise couve, même si hier, les quelques supporters présents au Camp des Loges n'ont pas mis d'huile sur le feu. Visages tendus, portables collés à l'oreille, les joueurs parisiens ne se sont quant à eux pas attardés après le décrassage. Les discours de la veille étaient pourtant résolument optimistes, comme si l'exemple de la saison dernière n'avait pas servi. « Le fait d'être relégable n'est pas anecdotique, mais au vu du match, c'est sévère », déclarait Mickaël Landreau, pas vraiment exemplaire sur le premier but niçois. « La situation n'est pas catastrophique. Il y a des motifs d'espoir, car on a manqué de réussite », estimait pour sa part Zoumana Camara, patron supposé d'une défense qui a déjà cédé à 17 reprises cette saison.
Bénéficiant toujours de la confiance de son président malgré quelques choix hasardeux, tant sur les hommes que dans le jeu, Paul Le Guen veut encore y croire. « Je persiste à dire que l'ensemble n'est pas si mauvais, même si c'est un jugement un peu paradoxal après une défaite. Je reste positif et combatif », assure le Breton. Ce dernier sait qu'une victoire samedi contre Caen est désormais indispensable pour remettre à flot le navire parisien.