Joakim Noah n'avait certainement pas imaginé des débuts aussi difficiles en NBA. Défaits dimanche soir à Toronto (93-78), ses Chicago Bulls ont déjà perdu quasiment autant de matchs (10, pour seulement 2 succès) cette saison que l'Université de Floride (11) pendant les deux années où l'intérieur français faisait régner sa loi dans la raquette, avec deux titres NCAA à la clé.
« C'est une situation frustrante, je n'aime vraiment pas perdre », assure Noah, qui n'a eu droit qu'à quelques secondes de jeu face aux Raptors. « En ce moment, nous n'avons pas l'énergie suffisante pour répondre présent dans les moments décisifs », constate pour sa part l'entraîneur Scott Skiles. Pourquoi ce dernier ne fait-il alors plus confiance à Noah, véritable pile électrique ? Le fils de Yannick paie peut-être ses propos au sujet du départ raté des Bulls. « Je pense que chacun est dans son monde. En défense, on se doit d'être à l'unisson, c'est ce que font les grandes équipes. On doit jouer plus dur », avait osé le « rookie », repris de volée par son coach. « Si je venais de disputer mon premier match pro, je fermerais ma bouche », avait répliqué Skiles.
Noah a depuis calmé le jeu. « Le coach fait ses choix pour gagner des matchs. J'espère que mon tour viendra bientôt », assure le Français, qui ne veut pas prêter attention aux rumeurs. Celles qui enverraient Skiles au chômage et qui expédieraient sur les bords du Michigan un certain Kobe Bryant, désireux de reprendre le trône laissé vacant par son idole Michael Jordan.