Novembre 2004. Daan Human arrive à Toulouse en catimini. L'ancien international sud-africain (quatre sélections en 2002) signe jusqu'à la fin de la saison comme joker médical du Roumain Dragos Dima. Trois ans plus tard, l'ex-pilier des Stormers est devenu un maillon essentiel de la formation stadiste.
Désormais lié au club jusqu'en 2010, Human (31 ans) a digéré ses nombreuses blessures. Depuis le début de saison, il n'a raté qu'une seule rencontre sur cinq : à Edimbourg (15-19) en Coupe d'Europe, pour cause de mise au repos. Toutefois, n'essayez pas de le faire parler de ses performances : « Je n'aime pas discuter de ça avec les journalistes », répond-il dans un très bon français. L'ex-Springbok est beaucoup plus disert lorsqu'il s'agit d'évoquer le collectif stadiste. « Tout se passe bien, mais il faut garder les pieds sur terre, observe ce solide fils de fermier (1,87 m, 107 kg). A Biarritz (6-18), nous n'avons pas été bons du tout en conquête. Or, nous allons bientôt jouer contre Leicester (les 8 et 16 décembre en Coupe d'Europe) qui possède sans doute le meilleur pack du championnat anglais.» Ces derniers mois, Human a vu le Stade prendre l'accent « Sudaf », avec les arrivées successives de Du Toit, Sowerby et Swanepoel. « Je suis content qu'ils soient là, mais ça ne change rien pour moi », glisse le pilier, parfaitement intégré dans le club comme dans la ville. « Je veux finir ma carrière ici », explique Human, qui envisage aussi de rester en France après avoir « raccroché » les crampons.