C'est bien lui le responsable de l'horrible drame du RER D. L'homme qui a été interpellé dimanche, après le meurtre de l'étudiante de 23 ans dans le RER D près de Creil (Oise), a reconnu hier l'avoir agressée pour tenter de la violer. Cet homme de 44 ans « est passé aux aveux, des aveux qui restent à confirmer et à détailler », a déclaré le procureur de Senlis, Thierry Pocquet du Haut-Jussé.
C'est donc dans la nuit de dimanche à lundi qu'il a reconnu avoir essayé d'agresser sexuellement la jeune fille, quand il s'est aperçu qu'elle était seule avec lui dans le wagon. Mais la jeune femme s'est défendue âprement : elle a blessé son agresseur à l'aine, alors qu'il était porteur d'un couteau. Et elle n'a pas été violée. « Elle a été très courageuse », a déclaré le procureur.
L'agresseur, lui, a été retrouvé sans connaissance à la gare de Fosses, quelques stations avant celle de Creil. Ses déclarations pour expliquer ses blessures étaient apparues aux enquêteurs confuses et contradictoires. Il avait donc été placé en garde à vue, à l'hôpital de Gonesse (Val-d'Oise) où on a continué à l'interroger. Hier, il devait se faire opérer et était toujours en garde à vue à l'hôpital. Hospitalisé, il ne devrait être mis en examen qu'aujourd'hui. L'homme a été déjà condamné en 1996 par la cour d'assises de l'Oise à cinq ans de prison dont deux avec sursis, pour une agression sexuelle qui se serait produite sous la menace d'une arme, sur la même ligne de RER. L'antenne de Creil de la PJ de Lille, chargée de l'enquête, poursuit le visionnage des bandes vidéo enregistrées par les caméras de surveillance sur les quais et dans les gares du RER.