« On a vécu des moments difficiles. Mais ils ont été riches d'enseignements et j'espère qu'ils nous permettront de rebondir. » Le début de crise vécu par les Alsaciens la semaine dernière, suite aux deux débâcles à Vichy (76-53) et Zgorzelec (66-42), pourrait se montrer salutaire aux dires du coach Eric Girard.
Si la tempête a déjà fait une victime - Bernard King, « coupé » pour avoir tenté de monter les joueurs contre l'entraîneur -, elle a permis à Afik Nissim et à ses coéquipiers de retrouver un esprit de groupe, de l'envie et de la solidarité. Pour preuve, le succès décroché samedi à Dijon (70-76) dans un match de bas de tableau à gros enjeu. Requinquée, la SIG aspire à confirmer ce début de renouveau lors de la 4e journée de la Coupe Uleb, ce soir (20 h 30) au Rhenus Sport. Victorieuse d'un seul de ses trois matchs sur la scène européenne, elle reçoit Den Bosch*, qui en a déjà gagné deux. Doubles champions en titre des Pays-Bas, actuels deuxièmes de leur championnat, les Hollandais ne sont pas à prendre à la légère. « On pensait que Kazan allait tout écraser, mais ils ont pris deux « cartons ». Dans cette poule très homogène où personne ne s'est imposé à l'extérieur, tout est possible, analyse Eric Girard. Pour exister jusqu'au bout, il faut tout gagner chez nous. Mais on est loin de fanfaronner après notre victoire à Dijon. Si on est à peu près bon demain [aujourd'hui], ça ne suffira pas. »