EDUCATION - Un accord doit être signé dans le début de la semaine...
Un geste en faveur de l'accalmie. François Fillon a annoncé lundi la signature «dans le courant de la semaine» d'un accord garantissant la hausse du budget des universités de 50% en 5 ans.
15 milliards d'ici à 2012
La promesse d'augmenter le budget de l'université d'un milliard par an avait été exprimée dès la campagne présidentielle par Nicolas Sarkozy, sans être jusqu'à présent formalisée.
Le Premier ministre a déclaré à la presse avoir proposé à la conférence des présidents d'université (CPU), qui a accepté, de «signer ensemble un protocole-cadre qui permettra de solenniser l'engagement du gouvernement (...) d'apporter un milliard d'euros supplémentaire à l'université tous les ans pendant cinq ans, c'est-à-dire d'augmenter le budget (...) de 50% en cinq ans».
Le budget annuel de l'université passerait ainsi de 10 milliards d'euros actuellement à 15 milliards d'ici à la fin de la législature.
Une des revendications de l'Unef
L’Unef demandait justement une garantie pour inscrire dans le marbre ces garanties financières. Une loi de programmation était évoquée plutôt qu'un simple accord. «Nous avons également demandé à Valérie un plan pluriannuel afin d’être sûrs que ces moyens soient en priorité affectés à la création de postes, à la réussite des étudiants en licence et à l’amélioration de la pédagogie, du parc informatique etc», avait expliqué à «20 Minutes» Jean-Baptiste Prévots, le vice-président du syndicat. Le président, Bruno Julliard, a déclaré qu'il ne commenterait cette annonce qu'à l'issue de sa rencontre mardi avec Valérie Pécresse, prévue à 16h15.
Entré lundi dans sa quatrième semaine, le mouvement étudiant contre la loi Pécresse est désormais divisé, l'Unef négociant avec la ministre de l'Enseignement supérieur, tandis que la coordination nationale étudiante appelle au contraire à poursuivre la mobilisation mardi et jeudi.
«Calmer les inquiétudes des étudiants»
Michel Lussault, porte-parole de la CPU, a jugé que l'annonce du gouvernement était «de nature à calmer les inquiétudes des étudiants», sans préjuger de l'impact de cette annonce sur le mouvement en cours. Jean-Pierre Finance, premier vice-président de la CPU, a estimé pour sa part que la hausse budgétaire permettrait aux universités françaises d'atteindre «une moyenne européenne plus qu'honorable».
Il a rappelé que la crainte d'un «désengagement de l'Etat» s'était exprimée après le vote de la loi d'autonomie des universités. «Il va falloir expliquer aux étudiants très concrètement que (...) l'équité garantie par l'Etat reste quelque chose de fondamental», a-t-il commenté, en précisant que le protocole lui paraissait «un signe très tangible».
C. F. avec AFP
Nantes L’université de Nantes est toujours partiellement bloquée cet après-midi malgré l’appel du président de l’université à reprendre les cours. Des AG se sont aussi tenues dans une dizaine de lycées et quatre établissements sont entièrement bloqués par des lycéens. Trois lycées supplémentaires seront bloqués mardi matin.