La coordination nationale étudiante n'est pas un long fleuve tranquille. Réunis à Lille-I ce week-end, ses 250 délégués ont appelé à la « convergence » entre le mouvement étudiant et les lycéens, contre la loi de réforme des universités (LRU). Pourtant, l'ampleur de la mobilisation - 67 universités et IUT - avait rendu les débats délicats à organiser.
A tel point qu'un mini-clash a animé la soirée de samedi : une vingtaine de membres du syndicat étudiant l'Unef ont quitté l'assemblée, officiellement en raison de tensions et du rejet de plusieurs délégations où ils étaient présent. Côté organisateurs, tout en tentant de calmer le jeu, on expliquait ce départ par « l'invalidation de certains délégués » présentés par l'Unef. Plus ou moins accusé d'entrisme, le syndicat aurait dépêché sur place des étudiants non élus par une AG ou se faisant passer pour d'autres. C'était le cas, par exemple, de deux étudiants de Sciences-Po Paris se réclamant de la fac de Rouen ou d'autres « élus » se réclamant d'une fac inexistante à Montfermeil. Le non-respect de l'ordre du jour a aussi pu en agacer quelques-uns. Mais Yann Leroy, membre de la délégation de Lille-III, explique : « Vu le nombre d'universités, l'organisation a plutôt très bien fonctionné. Mais c'est simplement impossible de tout maîtriser. » Au final, une trentaine de représentants de l'Unef ont quand même participé aux discussions, qui se sont achevées hier en fin d'après-midi. Dénonçant « la privatisation de l'enseignement supérieur », la coordination a appelé à « construire un mouvement d'ensemble des jeunes et des salariés ».
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