Une quarantaine de sites universitaires perturbés

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Publié le 21 novembre 2007.

EDUCATION - Le Snesup-FSU appelle à l'action les 22 et 27 novembre...

La situation semble toujours aussi tendue sur les campus universitaires. Une quarantaine de sites étaient perturbés mercredi matin par la mobilisation étudiante contre la loi Pécresse, dont 28 bloqués à des degrés divers, selon des sources concordantes. Le ministère de l'Enseignement supérieur, lui, comptabilise «35 sites universitaires perturbés à des degrés variables» dont «cinq fermés».

Valérie Pécresse ne veut pas «s’arrêter»

Le dialogue entre la ministre de l’Enseignement supérieur et les étudiants grévistes semble rompu. Alors que Valérie Pécresse a assuré mercredi dans une tribune à «Libération» qu'elle ne veut pas s'«arrêter avant» d'avoir fait de sa réforme des universités «une réalité», le Snesup-FSU, majoritaire dans le supérieur, a appelé à «faire des journées des 22 et 27 novembre prochains de nouveaux temps forts des mobilisations».

De leur côté, douze directeurs d'Unités de formation et de recherche de l'université Lille III (Lettres et sciences humaines), bloquée par des étudiants, ont mis en garde mercredi contre les conséquences sur les cours et examens en cas de «blocage prolongé». Le vote électronique dans les assemblées générales est par ailleurs décrié par une partie de la communauté universitaire.

Selon notre blogueur étudiant à Metz, le blocage a été reconduit mercredi par 500 à 600 étudiants réunis en AG à l’université Paul-Verlaine. Le référendum organisé lundi par le président de l’université avait pourtant donné raison aux anti-bloqueurs. «Seules 2.100 personnes avaient voté sur 16.000 étudiants», assure le blogueur.

Etaient bloqués à des degrés divers mercredi matin: Amiens, Angers, Aix-Marseille I (site de Marseille), Bordeaux II, Bordeaux III, Caen, Chambéry (lettres et droit), Lille II, Lille III, La Rochelle, Le Havre, Limoges, Metz, Montpellier II, Nancy II, Orléans (sciences humaines), Paris I (Tolbiac), Paris III, Paris IV (Sorbonne et Clignancourt), Pau, Perpignan, Rennes I, Rennes II, Rouen, Toulouse II, Toulouse III, Tours (lettres) et l'IUT de Tarbes.

Etaient fermées administrativement: Aix-Marseille I, Montpellier III, Nantes, Caen (droit).
Des barrages filtrants étaient toujours installés devant les universités de Chambéry (sciences), Orléans (sciences), Grenoble I et III.

Facs désertées en raison de la grève

Comme chaque jour depuis le 14 novembre, s'ajoutent à ce compte, cinq universités de la région parisienne, désertés en raison du mouvement de grève dans les transports en commun: Paris X-Nanterre, Paris VIII-Saint-Denis, Marne-la-Vallée, Paris XII-Créteil et Paris XIII-Villetaneuse.


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