JUSTICE – L’ancien président a été entendu durant 3h, mercredi matin au pôle financier de Paris…
Jacques Chirac, entendu mercredi matin au pôle financier de Paris, par la juge Xavière Simeoni, dans le cadre de l'affaire
des chargés de mission de la ville de Paris, a été mis en examen pour «détournement de fonds» selon son avocat, Me Jean Veil. Il sera à nouveau entendu d'ici quelques mois sur les chargés de mission.
Auditionné de nouveau dans les prochains mois
Selon Me Veil, Jacques Chirac n'a en effet pas été entendu mercredi sur les chargés de mission mais sur l'organisation générale de la mairie de Paris et «l'organigramme des responsabilités des uns et des autres». L'audition qui a duré trois heures s'est déroulée «dans le meilleur climat», a souligné l'avocat.
Une signature sur un contrat
Il lui est notamment reproché d'avoir signé un contrat établi par la ville en faveur d'Alain Costecalde, chauffeur du sénateur RPR Lucien Lanier, faussement affecté au cabinet du maire en qualité de chargé de mission, le 10 janvier 1990.
L’ancien président avait déjà été entendu,
le 19 juillet, par le juge de Nanterre Alain Philibeaux, chargé de l'affaire des emplois fictifs du RPR.
Chirac s'explique
A Jacques Chirac, il est notamment reproché d'avoir signé un contrat établi par la ville en faveur d'Alain Costecalde, chauffeur du sénateur RPR Lucien Lanier, faussement affecté au cabinet du maire en qualité de chargé de mission, le 10 janvier 1990. L'ancien président
s'explique dans un texte publié dans «Le Monde» daté du jeudi 22 novembre. Il indique vouloir replacer cette affaire dans le contexte de l'époque et tente d'expliquer les raisons de ces embauches successives.
Une vingtaine de personnes poursuivies
Début septembre,
la juge Simeoni s’était également intéressée à Claude Chirac. La fille de l'ancien président de la République était à la fois salariée d'une petite entreprise privée et conseillère à la Mairie de Paris de 1989 à 1993.
Au total, une vingtaine de personnes sont poursuivies dans cette affaire, dont l'ancien secrétaire d'Etat, Raymond-Max Aubert, Michelle de Charette, épouse de l'ancien ministre (UDF) des Affaires étrangères, Marie-Thérèse Poujade, épouse de l'ancien maire (RPR) de Dijon, Robert Poujade, ou encore l'ancien secrétaire général de Force ouvrière, Marc Blondel, qui a bénéficié, pendant dix ans, d'un garde du corps payé par la ville de Paris. Ce dernier, qui avait reconnu une «erreur» a depuis remboursé les salaires versés.
Que pensez-vous de cette nouvelle? Doit-on attaquer un ancien président? Est-ce que ça aurait dû être fait avant?
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Sa. C.