UNIVERSITES - La ministre de l’Enseignement supérieur ne participera sans doute pas à un débat sur l’autonomie des universités...
Un sujet trop sensible? Valérie Pécresse devrait décliner l'invitation de la
Ligue de l'Enseignement à participer à un débat sur l'autonomie des universités au salon de l'Education vendredi prochain. «Ce serait la première fois que l'enseignement supérieur ne serait pas représenté au Salon», s'est étonné Jean-Marc Roirant, secrétaire général de la Ligue de l'Enseignement, lundi.
«Occasion apaisée de dialogue»
Alors que
la mobilisation étudiante contre la loi Pécresse ne faiblit pas, le débat portera sur la question de «l'autonomie des universités européennes, pour quoi faire?». Il réunira, entre autres, Jean-Pierre Finance, vice-président de la CPU, Bruno Julliard, président de l'Unef, et Georges Haddad, directeur de la division de l'enseignement supérieur de l'Unesco.
«Il serait regrettable, aux yeux des acteurs du secteur éducatif, que le gouvernement ne soit pas représenté lors de cette occasion apaisée de dialogue et de médiation. Pour notre part, nous garantissons les conditions d'un dialogue serein et constructif», indique Jean-Marc Roirant. La Ligue de l'Enseignement regrette que Valérie Pécresse ne saisisse pas cette occasion de «rétablir le dialogue dans un cadre professionnel et dépassionné» et confirme son intention de laisser une chaise vide pour «signifier cette absence».
«Conseil de compétitivité» à Bruxelles
L'entourage de Valérie Pécresse explique que la ministre ne pourra se rendre à ce débat pour des questions d'agenda: il est prévu qu'elle soit à Bruxelles vendredi matin pour un «conseil compétitivité» qui réunit tous les ministres européens de la Recherche. Contacté par «20 Minutes», le ministère n’était pas encore en mesure de dire s'il enverra un autre représentant.
C. F.