Universités: Bruno Julliard appelle à de «vraies discussions»

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Publié le 19 novembre 2007.

EDUCATION - Les étudiants sont rejoints par les lycéens...

Alors que certains lycées rejoignent le mouvement de contestation contre la loi Pécresse, une trentaine d'assemblées générales étudiantes se sont tenues ce lundi dans les universités pour décider ou non de la poursuite du blocage.

Lundi soir, interrogé sur Canal+, Bruno Julliard, le président de l'Unef, a demandé à Valérie Pécresse qu'«elle s'engage à ouvrir des discussions sérieuses, des vraies négociations» pour trouver «une issue à la situation actuelle» dans les universités. La réaction de l'entourage de la ministre s'est peu fait attendre: «La concertation (...) a déjà eu lieu, avec tous les syndicats, dont l'Unef.»

44 sites universitaires perturbés

Si le ministère de l'Enseignement supérieur parle de «37 sites universitaires perturbés à des degrés divers», un comptage effectué par l’AFP et le syndicat étudiant Unef fait état de 44 sites universitaires perturbés par des blocages plus ou moins importants (29), des barrages filtrants (3), des fermetures administratives (5) ou diverses gênes (3).

Quatre cas particuliers s'ajoutent en région parisienne : la grève des transports en commun limitant le nombre de métro et de RER, les universités de Paris X-Nanterre, Paris XII-Créteil, Paris VIII-Saint-Denis et Paris XIII-Villetaneuse, où le blocage a été voté la semaine dernière, sont en réalité désertées.


Blocages et barrages filtrants

Dans le détail, étaient bloqués pour tout ou partie lundi à 18h00: Amiens, Angers, Aix-Marseille I (site marseillais), Arras, Bordeaux I, Bordeaux II, Bordeaux III, Caen, Grenoble I, Grenoble II, Lille II, Lille III, La Rochelle, Le Havre, Limoges, Montpellier II, Nancy II, Orléans (lettres), Paris III, Paris IV-Clignancourt, Pau, Perpignan, Poitiers, Reims (droit et lettres), Rouen, Toulouse II et Toulouse III, Tours, IUT de Tarbes.

Des barrages filtrants ont été installés lundi matin devant les universités de Grenoble III, Chambéry et Orléans (sciences).

Aix-Marseille I, Montpellier III, Nantes, Paris I-Tolbiac et Paris VII étaient fermées par décision de l'administration.

A Lyon II, bloquée puis fermée la semaine dernière, les journées de lundi et mardi ont été «banalisées» (cours suspendus), tandis qu'à Dijon, où un seul bâtiment (droit, lettres sciences humaines) est bloqué, les cours ont été délocalisés.

A Bordeaux IV, des étudiants ont bloqué les accès aux services administratifs pour faire fléchir le président dans son refus de fermer l'université mardi, comme l'a voté l'assemblée générale.

A noter que les étudiants de Lille I, une des premières universités mobilisées, ont voté la levée du blocage, de même que ceux de Paris V et de Metz, par le biais d'un vote à bulletins secrets.

Les assemblées générales de Evry, Bordeaux I et Chambéry ont voté le blocage total ou partiel pour mardi.

Avec AFP
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