La semaine s'annonce décisive pour la mobilisation étudiante. La coordination nationale étudiante, qui réclame l'abrogation de la loi Pécresse, a appelé dimanche à Tours à participer à la journée de grèves et de manifestations des fonctionnaires mardi.
L'Unef se replace au centre du jeu
Elle y a ajouté un appel à la grève des étudiants et lycéens pour jeudi, en proposant également «une date de mobilisation interprofessionnelle le 27 aux secteurs en lutte».
Le principal syndicat étudiant Unef, qui s'est attiré des critiques pour avoir négocié avec le gouvernement avant le vote de la loi cet été, s'est replacé quant à lui au centre du jeu, en renforçant sa présence dans la coordination: sur les 16 porte-parole désignés ce week-end à Tours, 11 sont issus de l'Unef, contre aucun le week-end dernier lors de la précédente désignation.
Tous les acteurs du mouvement étudiant s'accordent en tout cas sur un point: c'est au lendemain de la journée de grève dans l'éducation, mardi, qu'on saura si la mobilisation dans les universités a des chances de s'amplifier encore.
43 sites universitaires perturbés vendredi
Pour Gérard Aschieri, le secrétaire général de la FSU, les revendications des étudiants peuvent rejoindre celles des fonctionnaires de l'Education nationale, «notamment sur la question des postes» et les «mouvements peuvent se renforcer mutuellement».
Lundi, 37 sites universitaires étaient «perturbés», dont 25 étaient bloqués pour tout ou partie, selon des informations recueillies auprès des bureaux de l'AFP et de l'Unef. Le ministère de l'Enseignement supérieur, lui, évoque 32 universités sur 85 touchées «à des degrés divers».
Dans une tribune à paraître dans les «Echos» de lundi, la Conférence des présidents d'université a appelé étudiants et enseignants «à reprendre le plus rapidement possible le chemin des cours».