Je ne reviens pas sur la pollution lumineuse, tout est dit ici.
1. Sur le gaspillage. C’est sur ces gros annonceurs qui brillent au moment où la majorité des honnêtes consommateurs dort qu’il faudrait agir. Pas en imposant cette heure d’été qui pénalise les plus faibles : les écoliers, les salariés au travail posté, les personnes hospitalisées et les pépés-mémés dans leurs mouroirs. Et les vaches dans leurs salles de traite ;-). Ceux qui ont imposé ça sont des technocrates aynt la possibilité de traîner le soir à la terrasse des cafés ou au bord de leur piscine.
Le sur-éclairage urbain a en plus deux effets pervers :
a/ Rues défigurées par des lampadaires en surnombre, voyants-kitschs au possible, alors que leur rôle est de faire voir, non d’être vus.
b/ Lumière vive partout, ce qui fait que le but sécuritaire est tout sauf atteint : votre agresseur vous verra encore mieux.
2. Déperdition.
- Perte du sens du noir. On ne support plus le noir, on ne supporte plus la mort. On ne sait plus faire face à nos angoisses, on préfère les cacher. Je me revois traverser l’Ukraine de nuit dans un train vers Odessa. Ce paysage complètement noir sur des kilomètres et des kilomètres m’impressionnait. Je ne savais plus faire avec.
- Perte de contact avec la nature. Nature que nous devons connaître sous peine qu’elle se venge. (Non, je ne la divinise pas, mais roulez à 130 sur autoroute dans le brouillard et vous, si j’ose dire, allez voir). Il y a plus de vingt ans, je faisais des centres aérés. Nous campions en rase campagne. Mes garnements foutaient le souk dans leurs tentes au lieu de dormir. De colère je te fais lever-rhabiller tout ça, puisque vous n’êtes pas fatigués vous allez marcher. Eh bien la punition s’est transformée d’un coup en expédition. La plupart d’entre eux n’avaient jamais vu un ciel étoilé. Stupéfaction. Jaillissement de leurs questions sur l’univers, sur la place que l’homme y occupe. Oui, des mômes de pas 10 ans. Découverte pour eux que l’homme est si petit dans un monde si grand et si beau. Que ce petit homme ne survivra que s’il connaît ce monde et le respecte.
Eh bien, comptez autour de vous les enfants qui ont vu la Voie Lactée.
J’en ai rêvé, ils l’ont fait !
Pollution, gaspillage, et déperdition.
Je ne reviens pas sur la pollution lumineuse, tout est dit ici.
1. Sur le gaspillage. C’est sur ces gros annonceurs qui brillent au moment où la majorité des honnêtes consommateurs dort qu’il faudrait agir. Pas en imposant cette heure d’été qui pénalise les plus faibles : les écoliers, les salariés au travail posté, les personnes hospitalisées et les pépés-mémés dans leurs mouroirs. Et les vaches dans leurs salles de traite ;-). Ceux qui ont imposé ça sont des technocrates aynt la possibilité de traîner le soir à la terrasse des cafés ou au bord de leur piscine.
Le sur-éclairage urbain a en plus deux effets pervers :
a/ Rues défigurées par des lampadaires en surnombre, voyants-kitschs au possible, alors que leur rôle est de faire voir, non d’être vus.
b/ Lumière vive partout, ce qui fait que le but sécuritaire est tout sauf atteint : votre agresseur vous verra encore mieux.
2. Déperdition.
- Perte du sens du noir. On ne support plus le noir, on ne supporte plus la mort. On ne sait plus faire face à nos angoisses, on préfère les cacher. Je me revois traverser l’Ukraine de nuit dans un train vers Odessa. Ce paysage complètement noir sur des kilomètres et des kilomètres m’impressionnait. Je ne savais plus faire avec.
- Perte de contact avec la nature. Nature que nous devons connaître sous peine qu’elle se venge. (Non, je ne la divinise pas, mais roulez à 130 sur autoroute dans le brouillard et vous, si j’ose dire, allez voir). Il y a plus de vingt ans, je faisais des centres aérés. Nous campions en rase campagne. Mes garnements foutaient le souk dans leurs tentes au lieu de dormir. De colère je te fais lever-rhabiller tout ça, puisque vous n’êtes pas fatigués vous allez marcher. Eh bien la punition s’est transformée d’un coup en expédition. La plupart d’entre eux n’avaient jamais vu un ciel étoilé. Stupéfaction. Jaillissement de leurs questions sur l’univers, sur la place que l’homme y occupe. Oui, des mômes de pas 10 ans. Découverte pour eux que l’homme est si petit dans un monde si grand et si beau. Que ce petit homme ne survivra que s’il connaît ce monde et le respecte.
Eh bien, comptez autour de vous les enfants qui ont vu la Voie Lactée.