L'ex-gauche plurielle crée un «groupe de liaison et d'échange»

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Publié le 13 novembre 2007.

POLITIQUE - Aucun texte commun de soutien au mouvement social n'a toutefois été rédigé à l'issue d'une rencontre à Paris…

Dur de se réconcilier. Les leaders de l'ex-gauche plurielle se sont réunis mardi pour la première fois depuis leur défaite électorale, dans un café bio «d'économie sociale et solidaire», dans le XIe arrondissement de Paris. Zakouski et jus de betterave n'y ont rien fait : les désaccords ont persisté sur le soutien apporté à la grève des transports.
 
Ni texte commun ni initiative de «soutien au mouvement social», comme l'avait souhaité la communiste Marie-George Buffet, n'ont émané de la rencontre. «Ce n'est pas un mariage que nous faisons ici», a-t-elle constaté. Mais «la réunion était très positive, nous nous sommes mis d'accord sur plusieurs points, notamment sur le pouvoir d'achat et sur la réforme des institutions», a-t-elle indiqué. «Il y a certains points sur lesquels nous ne sommes pas d'accord, comme l'Europe, mais on le savait déjà».
 
Rendez-vous le 11 décembre prochain
 
A l'issue de deux heures de débats, «où on s'est parlé assez franchement», selon la verte Cécile Duflot, les cinq (PS, PCF, Verts, radicaux de gauche et Mouvement républicain et citoyen, finalement présents) se sont donné rendez-vous pour le 11 décembre.
   
François Hollande s'est réjoui, de son côté, de la création de ce «groupe de liaison et d'échange» appelé à se réunir mensuellement. Pour le président du PRG Jean-Michel Baylet - qui va rencontrer mercredi Jean-Louis Borloo, tout en se disant «clairement à gauche» - la réunion a été une «bonne nouvelle».
 
Les municipales sur le tapis
 
Les municipales de mars, autre sujet de frictions entre le PS et le PCF, ont été abordées mais en termes généraux: «nous devons travailler au rassemblement de la gauche et des écologistes», a dit Mme Buffet. «Nous recherchons des listes de rassemblement dans le plus grand nombre de villes possibles, mais sur la base de résultats électoraux», a nuancé François Hollande pour qui il reste «très peu de cas» litigieux.
    
Mais la divergence avec Jean-Pierre Chevènement et Georges Sarre, qui avaient boycotté la rencontre pour protester contre «l'hégémonisme du PS» sur les municipales, reste vivace. Un représentant du MRC était bien présent, mais pour rappeler les revendications du parti.
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