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Violent face-à-face entre forces de l'ordre et étudiants à Nanterre

Les CRS ont délogé les étudiants grévistes mardi 13 novembre à Nanterre.
Les CRS ont délogé les étudiants grévistes mardi 13 novembre à Nanterre./AFP

EDUCATION - Au lendemain du vote du blocage en Assemblée générale...

«Ce blocage est totalement illégal et antidémocratique (...) Ce matin, j'ai dû envoyer du personnel administratif pour tenter de calmer la situation, mais la tension montait et nous avons dû faire intervenir la police.» Olivier Audéoud, le président de la faculté de Paris X-Nanterre, a justifié l'intervention des forces de l'ordre mardi matin aux portes de son université.

Des CRS ont délogé mardi vers 10h à coups de matraques entre 100 et 200 étudiants qui bloquaient l'entrée des bâtiments F et G (droit, économie et gestion), a confirmé à «20 Minutes» Vanessa Favaro, la présidente de l'Unef dans cette université.

Blocage voté lundi

«Un face-à-face a eu lieu devant le bâtiment F (sciences politiques) et cela s'est mal passé», a expliqué un autre membre du syndicat étudiants de gauche. «L'Assemblée générale qui s'est tenu hier était pourtant l'une des plus légitimes de l'histoire de l'université puisqu'elle a réuni 2.000 personnes», a-t-il ajouté.

Le blocage avait été voté lundi en AG et selon l'Unef, quelque 150 étudiants étaient venus dès 7h mardi matin pour bloquer la dizaine de bâtiments que compte le site.

Lire le reportage du Bondy blog à Nanterre

«Il n'y avait pas de tension particulière. Bloqueurs et anti-bloqueurs discutaient et ça chantait des deux côtés», raconte Vanessa Favaro, présente sur les lieux. «C'est alors qu'une vingtaine de cars de forces de l'ordre sont arrivés et là, ça a dégénéré. Les CRS ont frappé violemment les étudiants grévistes, certains sont tombés dans les escaliers, d'autres ont été blessés, j'ai vu une fille qui saignait.»

Au bout d'un deuxième assaut, les forces de l'ordre sont parvenues à libérer l'entrée du bâtiment de droit et faisaient rentrer des étudiants au compte-goutte. «Même certaines anti-bloqueurs ont refusé d'aller en cours car ils ne cautionnaient pas cette violence», témoigne Vanessa Favaro. Et d'ajouter : «Le président de l'université est en train de faire en sorte que le mouvement se radicalise.»

Echauffourées

Lundi,
des échauffourées avaient déjà mis aux prises des étudiants contestant la loi Pécresse et les forces de l'ordre sur le campus de l'université.
C. F. avec AFP
Blogs :
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