CORSE - Sécurité renforcée lundi pour le premier jour...
Chien renifleur et rang serré de gendarmes: le palais de justice de Paris avait renforcé sa sécurité pour juger, pendant un mois, Yvan Colonna, le nationaliste soupçonné d'avoir assassiné le préfet de Corse Claude Erignac en février 1998.
Le procès a débuté lundi à 10H00 devant
la cour d'assises spéciale de Paris, formé de sept magistrats spécialisés dans les affaires de terrorisme. Il devrait durer un mois. Vêtu de noir, entouré de trois gendarmes, l'accusé a répondu à l'interrogatoire d'identité. Interrogé sur sa profession, il a dit : "berger", raconte
Reuters.
Ce procès est le dernier volet judiciaire de l'assassinat du plus haut représentant de l'Etat en Corse par un commando d'indépendantistes, dont six membres purgent déjà des peines allant de 15 ans à la réclusion à perpétuité. C'est pendant leur procès, en juillet 2003, que la police a mis un terme à plus de quatre années de cavale d'Yvan Colonna, débusqué dans le maquis corse.
Pour les enquêteurs, Colonna est le
septième homme du «groupe des anonymes», des déçus des mouvements nationalistes historiques qui ont planifié cet assassinat dans les rues d'Ajaccio.
Quatre hommes du commando ont assuré aux enquêteurs que c'était bien Yvan Colonna qui avait tiré les trois balles dans la nuque du préfet, mais ils se sont ensuite rétractés.
Le président de la cour a également annoncé que le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, devrait être entendu comme témoin au procès. Claude Guéant doit être entendu à la demande des avocats d'Yvan Colonna en raison d'informations de presse selon lesquelles il aurait convoqué à l'Elysée fin octobre l'ancien policier Roger Marion, autre témoin clé du procès, afin d'évoquer sa déposition.
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