UNIVERSITES – Syndicats et gouvernement estiment que les actions de blocage des facs sont l'action d'une minorité...
AG, blocages, manifestations…
Plus de cinquante universités sur 85 devraient continuer, la semaine prochaine, leur mobilisation contre la loi Pécresse. Un mouvement qui commence à faire l’objet de multiples critiques de la part du gouvernement, des étudiants antiblocage et des présidents d’universités qui y voient le fait d’une «minorité».
«Cela vise à rejeter les politiques du gouvernement»
Treize universités étaient bloquées vendredi. La semaine prochaine, des AG sont annoncées dans au moins 53 sites universitaires. Quand le collectif étudiant contre la loi d’autonomie sur les universités déclare que «la mobilisation a pris comme une traînée de poudre»,
les présidents d’universités parlent des blocages comme d’«un prétexte à des manifestations qui visent très largement à rejeter les politiques du gouvernement».
Des étudiants eux-mêmes divisés
Certains syndicats étudiants s’y mettent aussi. Si
l’Unef appelle à «amplifier le mouvement», la Fédération des associations sociales étudiantes (Fage) et la Confédération étudiante se disent peu favorables aux blocages. Eux aussi affirment que «c’est le fait d’une minorité». Mais se montrent toujours ouverts aux revendications sur les conditions de vie étudiante. L’association de Promotion et défense des étudiants (Pde) et l’Uni (droite) rejettent en revanche totalement revendications et blocages.
Echaudés par les semaines d’interruption de cours qui ont accompagné le mouvement anti-CPE,
certains étudiants protestent dans les AG, sur des forums Internet ou dans les médias, contre ces blocages.
Ces derniers ont évidemment reçu le soutien de Valérie Pécresse, la Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Elle a jugé vendredi que «la solution, c’était que les étudiants, qui sont ultra-majoritaires et qui veulent aller en cours, aillent dans les assemblées générales pour voter contre le blocage».
M.A.