UNIVERSITE – Les étudiants protestent contre les fermetures administratives décidées par les présidents des universités...
De plus en plus d'universités se trouvent bloquées ce mardi après les assemblées générales des étudiants. Ils manifestent contre l'autonomie des universités prévues dans la loi Pécresse. Quarante-huit assemblées générales avaient été organisées depuis deux semaines, dont 33 à plus de 100 étudiants et 7 à plus de 500 participants.
A Toulouse, les grévistes ont érigé des barricades de tables et de chaises à l'entrée de plusieurs amphithéâtres pour empêcher les cours. Le blocage a été reconduit jusqu'à la prochaine assemblée générale prévue jeudi.
Le site de Tolbiac de l’université Paris I est toujours occupé par plus d’une centaine de personnes. A Perpignan, près de 200 étudiants ont voté la grève dans la principale faculté de la ville avant d'installer des barrages filtrants aux deux principaux accès de l’établissement. A Tours, la faculté de lettres François Rabelais est fermée.
Rouen, Lille III, et Rennes II aussi
A Rouen, la faculté de lettres, de psychologie et de sociologie est bloquée depuis le 30 octobre. Une assemblée générale à laquelle ont participé lundi environ 2.000 étudiants a décidé la poursuite de la grève. Une manifestation est prévue jeudi soir dans les rues de Rouen.
Près de 800 étudiants de Rennes II ont voté ce mardi après-midi le blocage de l'université. Ils ont aussi décidé de rejoindre ceux de Rennes I pour une manifestation jeudi à 14h30 dans le centre-ville. L'assemblée a également voté le principe de l'accueil d'une coordination nationale étudiante ce week-end sur le campus de Rennes II.
Lille III, la plus grosse université de la ville a également voté en assemblée générale pour un blocage de la fac, par 300 voix contre 260.
Les étudiants de l'Université Aix-Marseille I ont voté «le principe de la grève». En revanche, ils ont reporté leur vote sur un éventuel blocage des locaux, jugeant qu'il était «trop tôt» pour en décider.
Contre les fermetures administratives
Le collectif contre l'autonomie des universités a protesté ce mardi contre les fermetures administratives décidées par les présidents des universités où «la grève et le blocage sont pourtant votés». Il affirme que cela limite ainsi «la massification du mouvement».
«Pendant le CPE, il y a eu quelques fermetures mais pas en début de mouvement. Là, on a l'impression que les présidents d'université se sont consultés et que, quand une AG vote la grève ou le blocage, ils décident la fermeture administrative», a déclaré Igor Zamichiei, de
l'Union des étudiants communistes (UEC). «Quand on vote la grève et le blocage, le but, c'est de tenir des AG où plus de monde participe et d'obtenir la massification du mouvement.»
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M.A. avec AFP
«Je pense qu'un gros mouvement social est en train de se profiler et qu'il peut éclater du jour au lendemain. A Metz, Pour préparer l'AG de jeudi, la CNT, l'Unef, et d'autres étudiants non-syndiqués travaillent main dans la main et je suis sur le terrain des 7h le matin pour le tracts et les affiches, et jusqu'a 22h voire 23h pour faire le porte à porte dans les cités universitaires.»
Thomas, étudiant à Metz