TCHAD - Nouvel aller-retour à prévoir?
Le président de la république Nicolas Sarkozy a déclaré mardi au Guilvinec qu'il irait «chercher tous ceux qui restent, quoi qu'ils aient fait» au Tchad, où sont détenus six bénévoles français dans le cadre de l'affaire de «l'Arche de Zoé».
«Le rôle du chef de l'Etat est de prendre en charge tous les Français», a ajouté Nicolas Sarkozy,
deux jours après une visite éclair à N'Djamena d'où il a rapatrié quatre hôtesses de l'air espagnoles et trois journalistes français, inculpés au Tchad.
Jugés en France?
Après s'être désolidarisé de l'opération de l'Arche de Zoé, le président a toutefois «souhaité» dimanche à N'Djamena que les ressortissants français puissent être jugés en France.
De quoi tendre un peu plus les relations entre la France et le Tchad.
Dans «Le Parisien», le ministre tchadien de l'Intérieur, Ahmat Mahamat Bachir, a estimé qu'«un procès en France» des membres de l'association «serait une insulte».
Les six membres français de l'association, ainsi que les trois journalistes rapatriés en France, sont inculpés d'«enlèvement de mineurs» et «escroquerie». Sept Espagnols, un Belge et quatre Tchadiens sont poursuivis pour «complicité».