Ce matin, l'accès à la faculté du Mirail devrait être bloqué par des étudiants hostiles à la loi Pécresse sur les universités. « La réforme est un point d'appui à la privatisation des facultés, et le blocage est un de nos moyens d'action pour la faire retirer », explique Antoine, un des étudiants mobilisés. L'action, votée mardi dernier lors d'une assemblée générale réunissant au Mirail près de sept cents étudiants, est désapprouvée par le président de l'université, Daniel Filâtre. Dans un communiqué, il réaffirme son « opposition à toute idée de blocage » qui, selon lui, « ne peut que conduire à une exaspération, préjudiciable à l'établissement, aux étudiants et au personnel ».
Pour autant, la direction se dit sensible à « la liberté d'expression et garantit l'expression des convictions de chacun ». Elle souhaite aussi veiller « au bon déroulement des activités normales ». Durant la matinée, une assemblée générale est prévue au Mirail pour « décider des suites du mouvement ». Demain, des étudiants de l'université Paul-Sabatier devraient organiser un barrage filtrant aux entrées du campus de Rangueil, avec « un but d'information », précise Juliette, étudiante en biologie.