Arche de Zoé : la France dit avoir fait ce qu’elle a pu

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Publié le 30 octobre 2007.

TCHAD - Les autorités ont prévenu les autorités tchadiennes l'avant-veille des arrestations...

Sous le feu des critiques, les autorités françaises plaident non coupables dans l’affaire de l’Arche de Zoé. «Le 23 octobre - l’avant-veille des arrestations - nous avons prévenu la police tchadienne parce qu'il y avait eu des appels» de familles françaises susceptibles d'accueillir des enfants, montrant que «cette association semblait vouloir poursuivre ses projets» de transfert vers la France, a déclaré à la presse la porte-parole du Quai d'Orsay, Pascale Andréani.

«Nous ne sommes pas dans un Etat policier»

Ce message a été transmis via l'ambassade de France à N'Djamena, a-t-elle ajouté, tout en reconnaissant que les informations françaises ne portaient pas sur l'opération stoppée deux jours plus tard, dont Paris affirme ne pas avoir eu connaissance à l'époque, mais sur les «projets très généraux» de l'association.

Pascale Andréani a également assuré que l'ambassade française avait déjà alerté auparavant les autorités tchadiennes ainsi que le Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR). Elle a aussi laissé entendre que le transfert des enfants vers l'aérodrome d'Abéché avait été découvert parce que leur convoi avait enfreint le couvre-feu en vigueur dans la région.

«A cause du couvre feu», le convoi avec 103 enfants à son bord a été «arrêté» et «à ce moment-là nous avons appris l'arrestation de neuf ressortissants français», a-t-elle déclaré. Interrogée pour savoir pourquoi les autorités françaises n'étaient pas parvenues à empêcher cette opération, la porte-parole du ministère des Affaires étrangères a fait valoir qu'il «y a eu un vrai problème de transparence de l'activité (de l'Arche de Zoé), et c'est pour cela que nous n'avons pas pu faire tout ce que beaucoup auraient attendu de nous».

«Nous ne sommes pas dans un Etat policier, nous ne contrôlons pas les allées et venues de tout en chacun dès lors que nous n'avons pas de raison de suspecter leur bonne foi», a-t-elle ajouté, interrogée notamment sur le fait que l'association avait pu emprunter des vols de l'armée française au Tchad.

Rama Yade alertée dès l’été

Sur le front également, la secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères, Rama Yade, a déclaré devant le groupe UMP de l'Assemblée qu'elle avait été alertée dès l'été par des députés de la majorité des risques liés aux opérations de l'Arche de Zoé. «Depuis le mois de juillet, on a alerté, on a prévenu, on a mis en garde. On a mis dans la boucle les autres ministères, nos postes à l'étranger, tout le monde a été prévenu, les familles ont été mises en garde, nous avons saisi la justice. Que pouvions-nous faire de plus?», s'est-elle interrogée.
Avec AFP
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