JUSTICE - Depuis le mois de juillet, une enquête vise l'association mise en cause au Tchad...
Le président de l'Arche de Zoé, Eric Breteau, a été entendu en août par la brigade de protection des mineurs (BPM) dans le cadre d'une enquête sur un éventuel rôle d'intermédiaire joué par l'association en vue de l'adoption d'enfants du Darfour par des Français, selon l’AFP.
Depuis le mois de juillet, la BPM de la police judiciaire parisienne est chargée d'une enquête de suspicion d'activité d'intermédiaire en vue de l'adoption ou du placement, auprès de familles françaises, de mineurs de 15 ans, visant l'Arche de Zoé. C'est à ce titre que son président a été entendu cet été, a-t-on indiqué de source proche du dossier.
Une information judiciaire ouverte mardi
Christophe Letien, un membre de l'association, a affirmé à l'AFP qu’Eric Breteau avait été interrogé en raison de son projet de ramener en France des enfants orphelins de la province soudanaise du Darfour, et avait été mis hors de cause.
Le parquet de Paris a ouvert mardi une information judiciaire contre X visant les activités de l'Arche de Zoé, accusée jeudi au Tchad d'avoir enlevé 103 enfants, après avoir eu connaissance d'activités d'adoption «sans autorisation».
L'enquête judiciaire, confiée à un juge d'instruction du TGI de Paris, a été ouverte «dans le contexte d'une dénonciation laissant penser qu'une association allait se livrer à une activité d'intermédiaire dans le domaine de l'adoption sans autorisation», avait-on précisé mercredi de source judiciaire.
La BPM a été chargée de cette nouvelle enquête.
Avec AFP
L'association l'Arche de Zoé a été créée le 7 juin 2005 et déclarée auprès de la préfecture de police de Paris avec pour objet d'intervenir en faveur des enfants victimes du tsunami du 26 décembre 2004, à Banda Aceh (Sumatra, IndonéUne infosie).
Elle a également pour but de développer tout programme en adéquation avec les besoins des enfants et de leur environnement de manière à favoriser le retour à l'autonomie et, de façon plus générale, de mettre en oeuvre toute action permettant de venir en aide aux enfants en difficulté, en détresse ou victimes de catastrophes naturelles, selon la déclaration parue au Journal officiel le 2 juillet 2005.