SOCIAL - Plus tôt, la direction les avait accuser de causer une perte financière à l'entreprise...
La direction d'Air France recevait vendredi peu après 20h les représentants de l'intersyndicale CFTC-FO-SNPNC-SUD-Unsa et la CGT qui ont appelé à la grève des hôtesses et stewards entre jeudi et lundi, a-t-on appris de source syndicale.
Assignation en justice
Après les avoir assigné en justice pour obtenir réparation du préjudice matériel dû à la grève, la direction d'Air France a appelé vendredi, dans un communiqué, les syndicats d'hôtesses et stewards à «renouer le plus vite possible les fils du dialogue et à mettre fin à un conflit qui ne peut qu'être très négatif pour l'avenir de la compagnie».
Les syndicats ont annoncé en assemblée générale en début d'après-midi qu'ils avaient été assignés par la direction d'Air France pour «non-respect du protocole de la veille sociale», qui oblige syndicats et direction à négocier pendant un préavis de grève.
La direction a confirmé à l'AFP cette assignation, précisant que le protocole «relatif aux conditions et modalités de la négociation portant sur l'exercice du droit syndical à Air France» avait été signé le 19 juin 2007 par les syndicats.
Air France, selon les syndicats, demande notamment à FO 14 millions d'euros, au SNPNC 15 millions d'euros et à l'Unsa 14 millions d'euros en «réparation du préjudice matériel» dû à la grève et un euro à chacun au titre du préjudice commercial.